Cotonou devient, pendant deux jours, un point de convergence pour une partie de la société civile francophone. La XVIe Assemblée plénière de la COING réunit les organisations internationales non gouvernementales et les ONG accréditées auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), avec un objectif central : tirer les enseignements de la mandature qui s’achève et définir les priorités du prochain cycle.
Le calendrier donne à cette rencontre une portée particulière. Le XXe Sommet de la Francophonie est attendu les 15 et 16 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge. Les travaux de Cotonou doivent donc contribuer à préparer les recommandations que la société civile entend porter dans le cadre de cette échéance internationale.
Six chantiers pour une nouvelle feuille de route
Placée sous le thème « Réinvestir dans la paix : mobiliser la société civile francophone pour une prospérité partagée, des territoires résilients et une stabilité durable », l’Assemblée va concentrer ses réflexions sur six grands domaines.
La paix et la démocratie seront au cœur des discussions, aux côtés de la langue française et de la création, de l’éducation et de la jeunesse. L’économie et le numérique, la résilience et les solidarités ainsi que la gouvernance et la capacité d’action complètent les six axes retenus.
Derrière cette diversité de thèmes se dessine une même préoccupation : préciser la contribution que les organisations de la société civile peuvent apporter aux réponses collectives face aux transformations économiques, sociales, technologiques et institutionnelles qui traversent l’espace francophone.
Une nouvelle équipe pour un nouveau cycle
L’Assemblée de Cotonou constitue également une échéance institutionnelle pour la COING. La mandature 2024-2026 du Comité de suivi, présidé par Claude Musavyi, arrive à son terme.
Les deux dernières années ont notamment été consacrées à l’évolution du cadre de fonctionnement de l’organisation. La révision des Directives et du Règlement intérieur figure parmi les principales évolutions de cette période. Des accords de coopération ont également été développés avec différents acteurs de l’écosystème francophone.
À Cotonou, les organisations membres doivent désormais élire une nouvelle équipe dirigeante. Le renouvellement des instances s’accompagnera d’un exercice de projection : quelles priorités retenir et comment renforcer la capacité collective de la société civile francophone à les transformer en actions ?
Des idées à l’action
Pour répondre à cette question, les participants travailleront à travers des « laboratoires d’idées et d’action ». Le dispositif doit favoriser les échanges d’expériences avant une phase de convergence destinée à dégager des orientations communes.
L’enjeu est de parvenir à une feuille de route resserrée, suffisamment opérationnelle pour guider l’action de la prochaine mandature. Les organisations participantes devront ainsi confronter leurs réalités, leurs expériences et leurs propositions avant d’identifier les priorités susceptibles de faire consensus.
Cette démarche traduit aussi une volonté de renforcer le rôle de la société civile dans les débats de la Francophonie. Au-delà de la production de recommandations, il s’agit de créer les conditions d’une participation plus structurée aux réflexions et aux initiatives portées dans l’espace francophone.
Cotonou, prélude à Phnom Penh
Les conclusions de l’Assemblée de Cotonou auront vocation à alimenter la contribution de la société civile au prochain Sommet de la Francophonie.
Entre bilan et projection, la rencontre ouvre donc un nouveau chapitre pour la COING. Les discussions sur la paix, la jeunesse, l’éducation, l’économie, le numérique, la résilience ou encore la gouvernance devront déboucher sur des priorités communes pour les deux prochaines années.
À Cotonou, l’enjeu ne sera ainsi pas seulement de clôturer une mandature, mais de définir les lignes directrices d’une nouvelle séquence de l’action de la société civile francophone, avec Phnom Penh comme prochaine grande échéance.