Le territoire au cœur de l’action publique
Le nouveau dispositif vise à renforcer la prise en compte des réalités et des potentialités propres à chaque espace territorial. Il ne s’agit plus seulement de concevoir le développement depuis le niveau central, mais de mieux articuler les politiques publiques avec les caractéristiques économiques, sociales et géographiques des territoires. Agriculture, commerce, tourisme, services ou encore activités économiques locales figurent parmi les domaines appelés à être davantage valorisés en fonction des atouts de chaque territoire. Cette orientation doit permettre de mieux identifier les opportunités disponibles localement et d’organiser les interventions publiques autour de priorités adaptées aux besoins des populations. L’objectif affiché est également de renforcer la cohérence entre les différents acteurs qui interviennent dans le développement local : collectivités territoriales, administration déconcentrée et institutions nationales.
Lutte contre la pauvreté et création d’emplois
La réduction de l’extrême pauvreté constitue l’un des axes majeurs présentés lors de la rencontre. La réforme entend également agir sur le développement du capital humain et la création d’emplois. Derrière cette orientation se trouve une volonté de faire du développement territorial un instrument davantage connecté aux réalités économiques des populations. La valorisation des ressources locales doit ainsi contribuer à créer des activités et à accroître les possibilités de revenus dans les communes. Pour le Gouvernement, la question n’est donc pas uniquement celle de l’aménagement du territoire. Elle concerne aussi la capacité des territoires à produire de la richesse et à offrir davantage de perspectives à leurs habitants.
Des investissements davantage orientés vers les résultats
Autre dimension mise en avant : le suivi des résultats. La réforme entend renforcer l’attention portée aux effets concrets des investissements publics. L’enjeu est de ne pas mesurer uniquement les moyens mobilisés ou les infrastructures réalisées, mais également leur impact sur les conditions de vie des populations. Cette logique doit permettre de mieux apprécier les résultats obtenus dans les différents territoires et d’orienter les interventions en fonction des besoins identifiés. La présence simultanée des Maires des 77 communes, des Préfets, des institutions nationales et des membres du Gouvernement lors de la présentation traduit, dans cette perspective, la volonté d'inscrire la réforme dans une approche concertée du développement territorial.
Ainsi, le Gouvernement entend faire évoluer la manière de penser le développement local. La dynamique ne devrait plus reposer uniquement sur une impulsion venue du centre, mais davantage sur l’identification des potentialités et des besoins propres à chaque territoire. La réforme mise donc sur une meilleure articulation entre les politiques nationales et les réalités locales, avec la commune et son environnement territorial comme espaces privilégiés de mise en œuvre. L’ambition affichée est de parvenir, à terme, à des territoires capables de mieux valoriser leurs ressources, d’attirer et d’accompagner les investissements, de créer des emplois et de contribuer plus directement à la réduction de la pauvreté.
Pour les collectivités locales, l’enjeu sera désormais de traduire ces orientations dans des actions concrètes, adaptées aux réalités de leurs territoires et mesurables dans leurs effets sur les populations.
Jean DOSSOU