La question de la coopération entre États africains face aux défis sécuritaires s’est invitée au cœur des travaux du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine à New York. En marge de la 81ᵉ Assemblée Générale des Nations Unies, une session ministérielle consacrée au bon voisinage et à la coopération régionale a été présidée par la ministre béninoise des Affaires étrangères et de la Coopération, Corinne AMORI BRUNET. Les échanges ont porté sur les moyens de renforcer les relations de bon voisinage entre les États Africains et de consolider les mécanismes de coopération face aux menaces qui dépassent les frontières nationales. La question revêt une importance particulière dans plusieurs régions confrontées à la progression des activités terroristes et à d’autres formes d’insécurité transfrontalière.
À travers cette session, le CPS de l’Union Africaine a mis en avant la nécessité d’une approche concertée des questions sécuritaires. Le partage d’informations, la coordination entre États et le renforcement des mécanismes régionaux constituent des leviers essentiels dans la prévention et la réponse aux menaces transfrontalières. Le principe de bon voisinage prend ainsi une dimension sécuritaire. Les dynamiques d’insécurité dans une zone donnée pouvant avoir des répercussions sur les pays voisins, la coopération entre États apparaît comme un élément important des dispositifs de prévention et de stabilisation.
La rencontre de New York offre également au Bénin l’occasion de porter cette question dans un cadre multilatéral, au moment où les États africains poursuivent leurs efforts pour renforcer leurs mécanismes collectifs de paix et de sécurité. Au-delà des échanges ministériels, la session rappelle ainsi que les réponses aux défis sécuritaires africains reposent aussi sur la capacité des États à coordonner leurs actions, à maintenir le dialogue et à consolider les relations de confiance entre pays voisins.
Cadnel ADEBAYO