L’Union Progressiste le Renouveau accélère les préparatifs en vue de la désignation de ses représentants à la tête des villages et quartiers de ville. Le vendredi 9 octobre 2026, au siège départemental du parti dans le Zou, à Abomey, les responsables de la formation politique ont lancé un atelier national consacré à l’étude et à la validation des propositions de listes transmises par les différentes sections. Prévu sur quatre journées, jusqu’au lundi 12 octobre, cet exercice mobilise les instances dirigeantes, les élus et les responsables des structures locales. La dernière journée des travaux doit se tenir au siège national du parti, à Cotonou. Cette phase intervient après la collecte des propositions formulées à la base. Elle doit permettre aux instances compétentes d’examiner les candidatures soumises, d’en apprécier la conformité aux orientations du parti et de procéder aux arbitrages nécessaires avant la finalisation des choix.
DJOGBÉNOU appelle à des choix responsables
À l’ouverture de l’atelier, le secrétaire général du parti, Gérard GBENONCHI, a introduit les travaux en rappelant les enjeux de cette étape. Le Président de l’UP-R, Joseph Fifamin DJOGBÉNOU, a ensuite insisté sur la portée politique de la désignation des chefs de village et de quartier de ville. « Ce sont des choix décisifs. Ils nous permettront d’animer autrement la vie politique », a-t-il déclaré. Pour le dirigeant du parti, ces désignations dépassent le cadre d’une simple opération interne. Elles doivent contribuer à renforcer la présence de la formation politique dans les localités et à améliorer sa capacité à recueillir les préoccupations des populations. Joseph Fifamin DJOGBÉNOU a ainsi invité les participants à privilégier la concertation, la sagesse et le sens des responsabilités dans l’examen des propositions. L’objectif affiché est de parvenir à des choix tenant compte des réalités locales tout en préservant la cohésion des structures du parti.
Un processus encadré par des critères de sélection
L’atelier s’inscrit dans le prolongement des orientations définies par l’UP-R pour la sélection de ses candidats. Dans une directive publiée le 10 août 2026, le parti avait précisé plusieurs critères, notamment l’engagement militant, l’appartenance à la cellule de compétence de la localité concernée, la résidence effective sur place, la bonne moralité ainsi que la jouissance des droits civils et civiques. La procédure prévoit également l’examen des dossiers par les structures du parti avant la détermination des choix définitifs par les instances nationales compétentes. Les propositions remontées des sections constituent donc la matière principale des travaux engagés à Abomey. L’enjeu consiste désormais à confronter ces propositions aux critères retenus et à procéder aux validations nécessaires. Les candidats proposés par les structures locales devront attendre l’aboutissement de cette phase avant de connaître les décisions définitives du parti.
L’ancrage territorial en ligne de mire
Le processus se déroule dans le cadre de la répartition des localités entre les formations politiques habilitées à désigner les chefs de village et de quartier de ville. À la suite des élections communales du 11 janvier 2026, la Commission Électorale Nationale Autonome a fixé les localités dans lesquelles l’UP-R et le Bloc républicain peuvent exercer ce droit de désignation, sur la base des résultats électoraux. Selon la répartition publiée en juillet 2026, l’UP-R est habilitée à procéder à ces désignations dans 2 919 localités, contre 2 376 pour le Bloc Républicain, sous réserve des situations particulières prévues par les décisions compétentes. Pour l’UP-R, l’examen des listes représente ainsi une étape importante dans la structuration de son implantation locale. La validation des propositions doit permettre au parti de poursuivre la mise en place de ses relais de proximité dans les territoires concernés.
Les travaux se poursuivent jusqu’au lundi 12 octobre à Cotonou, où cette phase d’étude et de validation doit entrer dans sa dernière journée.
Léonel ÉBO