Organisée par l’Assemblée Nationale avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à travers le Projet d’Appui au Renforcement des Capacités du Parlement et des Organes de Gestion des Élections, phase II (PARCPOGE), la rencontre s’inscrit dans une démarche de renforcement des compétences des professionnels chargés de transformer les échanges tenus en séance publique en documents parlementaires fiables et exploitables.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par deux interventions. La première a été prononcée par le Directeur des Services Législatifs, Josué Chabi KPANDÉ. Il a exprimé sa reconnaissance au Président de l’Assemblée Nationale pour avoir autorisé la tenue de cette activité, ainsi qu’au PNUD, à travers le Parcpoge, pour son accompagnement financier. Prenant ensuite la parole au nom du Président Joseph Fifamin DJOGBÉNOU, Chabi Zimé INOUSSA a exposé les principaux objectifs de la formation. Il s’agit notamment d’évaluer les performances actuelles des transcripteurs et réviseurs, de renforcer leur maîtrise du français et des techniques rédactionnelles, mais également de consolider leur utilisation des outils numériques et technologiques nécessaires à l’exercice de leurs fonctions. L’enjeu porte également sur l’harmonisation des méthodes de travail. L’atelier doit permettre aux participants de consolider leurs connaissances en grammaire, orthographe et ponctuation, de mieux s’approprier le Guide pratique de rédaction du compte rendu intégral en vigueur et d’améliorer les procédures internes afin d’accroître l’efficacité globale du service.
Durant trois jours, plusieurs communications sont prévues à l’intention des participants. Les travaux doivent ainsi permettre de confronter les pratiques, d’identifier les éventuelles difficultés rencontrées dans l’exercice quotidien de la transcription et de la révision, puis de renforcer les compétences nécessaires à la production des documents parlementaires. Au-delà de la maîtrise des règles linguistiques, l’atelier accorde une place particulière aux mutations technologiques. Pour les services chargés de la transcription des débats, l’utilisation des outils numériques constitue désormais un volet important de l’évolution des méthodes de travail et de la recherche d’une plus grande efficacité.
Dans son intervention, le 2ᵉ secrétaire parlementaire a particulièrement insisté sur la responsabilité qui incombe aux transcripteurs et aux réviseurs. Le travail effectué par ces agents ne se limite pas, selon lui, à une simple reproduction des échanges tenus dans l’hémicycle. Chaque intervention prononcée à la tribune, chaque amendement défendu et chaque position exprimée au cours des séances publiques participe à la constitution de la mémoire de l’institution parlementaire et, plus largement, à la conservation d’une partie de l’histoire démocratique du pays. Cette responsabilité justifie, à ses yeux, l’exigence d’excellence rédactionnelle. La maîtrise de la langue française, la précision de la formulation et le respect des spécificités du style parlementaire constituent des éléments essentiels de la qualité et de l’authenticité des actes produits par le Parlement. Chabi Zimé INOUSSA a donc invité les participants à mettre à profit les trois jours de travaux avec rigueur et ouverture d’esprit. Des recommandations allant dans le même sens ont été formulées par le 1ᵉʳ Secrétaire Parlementaire, David Godonou HOUINSA, qui a rejoint les participants au cours de la cérémonie d’ouverture.
À ses côtés lors de cette cérémonie, le Secrétaire Général Administratif de l’Assemblée Nationale, Christel-Fourier DONKPÉGAN, a également pris part à ce moment consacré au renforcement des capacités des professionnels de la transcription et de la révision parlementaires.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU