À la demande de treize députés, le projet a été soumis à une procédure d’urgence, une requête approuvée à l’unanimité des parlementaires présents et représentés. À la suite de cette décision, la Commission des Finances et des Échanges s’est immédiatement réunie pour procéder à l’examen approfondi du texte. Les travaux se sont déroulés en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre délégué chargé du Budget, Rodrigue Chaou, et le ministre de l’Économie et des Finances, Nicolas YÉNOUSSI. Selon les informations recueillies, la commission a achevé l’étude du projet et adopté son rapport, ouvrant ainsi la voie à l’ultime étape du processus parlementaire : l’examen et le vote en séance plénière prévus ce vendredi à partir de 10 heures au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
En effet, le collectif budgétaire soumis aux députés s’élève à 4 086,620 milliards de francs CFA contre 3 783,984 milliards de francs CFA pour la loi de finances initiale, soit une augmentation globale de 8 %. Malgré cette révision à la hausse, les principales perspectives macroéconomiques demeurent inchangées. Le gouvernement maintient notamment son objectif de croissance économique à 7,5 % pour l’exercice 2026. Le projet prévoit également une hausse de 8,5 % des dépenses d’investissement, traduisant la volonté de l’exécutif de poursuivre la dynamique de réalisation des infrastructures et des projets structurants. Les recettes budgétaires devraient quant à elles progresser de 2 %. Fait notable, les dépenses de personnel enregistrent une baisse de 9,8 %, sans incidence sur les recrutements programmés ni sur les dépenses liées à l’acquisition des biens et services nécessaires au fonctionnement de l’administration publique.
Adopté en Conseil des Ministres le 3 juin dernier avant sa transmission au Parlement, ce collectif budgétaire vise à intégrer les nouvelles priorités définies par le gouvernement. Les ajustements opérés concernent principalement le renforcement de la protection sociale, le développement du capital humain, l’éducation et les cantines scolaires, l’amélioration de la sécurité intérieure, le secteur de la santé, la réalisation des infrastructures ainsi que les mesures de soutien à l’activité économique. Pour l’exécutif, cette révision budgétaire répond à la nécessité d’adapter l’architecture financière de l’État aux nouvelles ambitions gouvernementales et aux exigences de mise en œuvre des programmes prioritaires annoncés au début du mandat.
Le vote attendu ce vendredi constituera ainsi une étape déterminante pour la traduction budgétaire des nouvelles orientations de développement portées par le gouvernement, dans un contexte marqué par la poursuite des réformes économiques et sociales engagées au Bénin.
Grant-Aniel BOLARIAN