La cérémonie, présidée par le Président du CES, Abdoulaye Bio TCHANÉ, a réuni notamment le Préfet du Littoral, Gilbert DÉOU, le deuxième Vice-président du CES, Pascal ESSOU, les membres du Conseil Départemental ainsi que plusieurs responsables administratifs et acteurs du développement local. À travers cette installation opérationnelle, le CES entend donner corps à l’un des axes majeurs de sa réforme : renforcer sa présence dans les départements et mieux faire remonter au niveau national les préoccupations exprimées par les populations.
Face aux conseillers du Littoral, Abdoulaye Bio TCHANÉ a posé les bases de cette nouvelle dynamique. Pour le président du CES, l’adoption des textes qui définissent les nouvelles missions de l’institution ne constitue que le point de départ. « Écrire dans une loi les missions d’une institution ne garantit pas que celles-ci vont être accomplies », a-t-il fait observer. La responsabilité des Conseils Départementaux consiste désormais à donner une traduction concrète à ces dispositions. Ils devront notamment contribuer à la vulgarisation des lois, règlements et décisions, mais également recueillir auprès des populations leurs attentes, opinions et préoccupations afin de les porter au niveau national. Cette fonction doit permettre au CES de consolider son rôle d’interface entre les citoyens, les acteurs locaux et les institutions nationales.
Le Président du CES a particulièrement insisté sur la mission de terrain qui incombe aux conseillers du Littoral. Dans un département au poids démographique, économique et institutionnel important, leur capacité à rester au contact des populations est appelée à jouer un rôle déterminant. « S’il y a un sujet, une préoccupation pour les Béninois du Littoral, nul n’est mieux placé que vous pour remonter ça au niveau national », leur a lancé Abdoulaye Bio TCHANÉ. Il les a ainsi exhortés à devenir de véritables « soldats de proximité » du CES. Emploi des jeunes, éducation, sécurité, environnement ou encore inclusion sociale figurent parmi les domaines dans lesquels cette présence au plus près des populations doit permettre de mieux cerner les réalités locales. La démarche vise également à favoriser le dialogue avec les différents acteurs et à faire émerger, à partir des réalités du terrain, des pistes de solutions et des possibilités de partenariat.
La territorialisation du CES intervient dans le cadre d’une réforme plus large engagée par la huitième mandature, mise en place le 22 juillet 2026. Cette dynamique institutionnelle a franchi une nouvelle étape le 27 août dernier avec la déclaration de conformité à la Constitution du nouveau Règlement intérieur. La prochaine échéance majeure est désormais l’élaboration du Plan stratégique de développement institutionnel. Le processus, prévu sur trois mois, doit permettre de définir les orientations, objectifs, moyens, partenariats et actions devant guider l’institution au cours des cinq prochaines années. Pour Abdoulaye Bio TCHANÉ, ce document doit constituer un véritable instrument de mise en œuvre des réformes, en donnant une cohérence aux nouvelles missions et en organisant leur déploiement dans la durée.
Du côté du Conseil Départemental du CES du Littoral, l’appel du président semble avoir été entendu. Son coordonnateur, Isidore Gnonlonfoun, a réaffirmé la disponibilité des conseillers à accompagner cette nouvelle orientation. « Nous sommes vos soldats de proximité auprès des populations du Littoral, prêts à répondre à l’appel et à accomplir pleinement notre mission », a-t-il déclaré. Une position qui traduit la volonté affichée des membres du Conseil départemental de contribuer à l’émergence d’un CES « visible, impactant et performant ». Le Préfet du Littoral, Gilbert DÉOU, a pour sa part assuré le président du CES de l’accompagnement des acteurs locaux. « Tous les acteurs sont prêts à vous accompagner pour la réussite de votre mission », a-t-il affirmé. Il a également salué la perspective de l’élaboration du Plan stratégique de développement institutionnel, estimant que cette démarche permettra au CES d’aller « d’innovation en innovation ».
La cérémonie a également permis de présenter aux membres du Conseil départemental les principales évolutions découlant de la réforme institutionnelle. Le deuxième Vice-président du CES, Pascal ESSOU, a notamment exposé les implications de la loi organique du 31 juillet 2026 relatives à l’intégration des fonctions du Médiateur de la République au sein du CES. Cette évolution a nécessité l’adaptation du Règlement intérieur de l’institution, déclaré conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle le 27 août 2026. Selon les nouvelles dispositions présentées aux conseillers, les fonctions relevant du Médiateur sont désormais exercées par le premier vice-président du CES. Les échanges ont ainsi permis aux membres du Conseil Départemental de mieux appréhender le nouveau cadre de fonctionnement de l’institution et les responsabilités liées à sa territorialisation.
Avec le lancement des activités du Conseil Départemental du CES du Littoral, la huitième mandature franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa réforme. Le message porté par Abdoulaye Bio TCHANÉ tient en une exigence : les nouvelles missions du CES doivent désormais se traduire par une présence effective sur le terrain et par des résultats concrets. Les Conseils départementaux apparaissent, à cet égard, comme des relais essentiels pour rapprocher l’institution des citoyens et faire remonter leurs préoccupations vers le niveau national. À quelques jours de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, le Président du CES a également formulé ses vœux de succès à l’ensemble des acteurs du système éducatif et salué les efforts déjà accomplis.
Avec le Littoral, la nouvelle architecture territoriale du CES entre ainsi progressivement dans sa phase opérationnelle. Reste désormais à transformer les engagements institutionnels en actions tangibles, au plus près des populations.
Cadnel ADEBAYO