La crue du fleuve Ouémé impose de nouvelles contraintes aux populations de Gangban, dans la commune d’Adjohoun. Dans cette localité du département de l’Ouémé, l’eau gagne les espaces de vie, envahit des cours et rend certains déplacements difficiles. Les habitants doivent désormais composer avec la présence de l’eau autour de leurs habitations, tandis que les pirogues deviennent indispensables pour circuler dans les secteurs touchés. Face à cette situation préoccupante, le chef d’arrondissement de Gangban, Sébastien AKITI, a effectué une descente sur le terrain afin de constater l’ampleur des difficultés rencontrées par les populations. Cette visite lui a permis de se rendre dans des habitations touchées par la montée des eaux et d’apprécier les contraintes auxquelles les familles sont confrontées.
Les risques électriques au cœur des préoccupations
Au terme de sa tournée, le responsable local a lancé un appel à la vigilance à l’endroit des habitants. Une attention particulière a été portée aux dangers liés aux installations électriques dans les zones inondées. La présence de l’eau à proximité des fils et des équipements électriques peut exposer les populations à des risques d’électrocution et d’accidents domestiques. Les habitants sont ainsi invités à éviter tout contact entre l’eau et les installations électriques et à prendre les précautions nécessaires pour protéger les personnes et les biens. Dans les espaces envahis par les eaux, la prudence s’impose également lors des déplacements. Le recours aux pirogues, devenu nécessaire dans certains secteurs, traduit les difficultés de circulation auxquelles les riverains doivent faire face.
Une situation qui appelle une vigilance renforcée
Selon les indications rapportées dans le message relatif à la situation de Gangban, la balise de surveillance signale un niveau d’eau situé dans la zone rouge, correspondant à un niveau de vigilance particulièrement élevé. Cette indication locale n’ayant pas pu être recoupée avec un bulletin officiel actualisé, elle doit être considérée avec cette réserve. La situation de Gangban s’inscrit dans un contexte plus large de montée des eaux dans la vallée de l’Ouémé. À Adjohoun, d’autres localités, notamment Togbota, Dannou et Gogbo, sont également confrontées aux conséquences de la crue, avec des habitations menacées, des terres agricoles submergées et des activités économiques perturbées.
Pour les populations riveraines, l’évolution du niveau des eaux reste donc un enjeu majeur. La vigilance individuelle, le respect des consignes de sécurité et l’attention portée aux informations diffusées par les services compétents sont essentiels durant cette période de crue.
Léonel ÉBO