Une initiative controversée
Yayi, qui préside le parti Les Démocrates, a souligné que cette initiative ne contribue pas au renforcement de la démocratie au Bénin. Selon lui, elle s'inscrit dans un climat d'exclusion qui fragilise la cohésion sociale et compromet la sérénité du débat public. Il a fait valoir que la création d'un Sénat pourrait être perçue comme une démarche antidémocratique, s'opposant aux principes fondamentaux de la séparation des pouvoirs.
Inquiétudes sur la composition et les attributions
L'ancien chef d'État a également soulevé des préoccupations concernant la composition et les attributions du Sénat proposed. Il estime que ces éléments semblent conçus pour servir les intérêts d'un individu plutôt que l'intérêt général de la nation. Cette critique soulève des interrogations sur la légitimité et le fonctionnement d’une telle institution dans le paysage politique béninois.
Appel à l'action
Dans sa déclaration, Yayi a appelé les députés de son parti à voter contre la proposition de loi. Il a affirmé qu'il ne souhaitait pas siéger dans cette future chambre haute, soulignant que son existence pourrait modifier la nature même du régime politique béninois.
« Je ne saurais en aucun cas faire partie de cette institution ni cautionner un tel projet », a-t-il déclaré, appelant à la mobilisation des députés pour défendre les acquis démocratiques du pays.
Boni Yayi a conclu son intervention en appelant à une prise de conscience collective pour préserver la démocratie et l'unité nationale. Il a exhorté les parlementaires à rejeter la proposition de révision constitutionnelle, affirmant que la voix du peuple doit primer dans toute décision politique.
Cette déclaration marque un moment clé dans le débat sur l'avenir politique du Bénin et soulève des questions sur la direction que prendra le pays dans les mois à venir.