Une nouvelle audience consacrée aux infractions commises à raison du sexe des personnes et à la protection de la femme se tient ce mercredi à la Criet. Les juges de la deuxième section correctionnelle sont appelés à examiner, à partir de 9 heures, sept dossiers inscrits au rôle, dont cinq affaires en délibéré et deux dossiers plus anciens. L’examen du rôle révèle la prédominance des affaires impliquant des victimes mineures. Six des sept dossiers, soit 85,7 % du rôle, concernent des faits d’atteintes sexuelles ou de viols commis sur des mineures. Trois affaires, représentant 42,9 % de l’ensemble des dossiers examinés, portent plus précisément sur des atteintes sexuelles sur des mineures âgées de moins de 13 ans. Ces dossiers mettent ainsi en évidence la place importante occupée par la protection des enfants dans les procédures examinées par cette section spécialisée de la juridiction. Les personnes poursuivies pour ces faits devront répondre des accusations portées contre elles devant les juges d’appel, lesquels sont appelés à confirmer ou à infirmer les décisions rendues antérieurement. Le rôle de l’audience comporte également une affaire relative au harcèlement sexuel dans le cadre scolaire. L’enseignant E. M. S. est poursuivi pour des faits qualifiés de « harcèlement sexuel dans une relation enseignant-apprenant » au préjudice de l’apprenante M. A. Ce dossier rappelle les enjeux particuliers liés aux rapports d’autorité dans les établissements scolaires et à la nécessité de protéger les apprenants contre les comportements à caractère sexuel susceptibles d’être commis dans ce cadre.
À travers cette session, la CRIET poursuit ainsi l’examen d’affaires liées aux violences sexuelles et aux violences basées sur le genre. La forte proportion de dossiers impliquant des mineures dans le rôle de cette audience souligne, une nouvelle fois, l’importance de la réponse judiciaire face aux atteintes commises contre les personnes les plus vulnérables.
Léonel ÉBO