Le premier axe concerne la détection et la formation des talents. Pour Marcellin BOCOVÈ, le développement durable du football national doit commencer par une meilleure identification des jeunes joueurs. Il préconise ainsi un dispositif permettant de repérer les talents dès les premières catégories d’âge et de leur offrir un encadrement adapté à leur progression. L’objectif affiché est de constituer un vivier suffisamment solide pour alimenter durablement les clubs et les différentes sélections nationales. En effet, la professionnalisation et la recherche de la performance constituent le deuxième pilier de sa vision. Le candidat souhaite renforcer les standards de fonctionnement du football béninois et améliorer les performances des clubs comme celles des équipes nationales. Cette ambition passe notamment par une organisation plus rigoureuse et une amélioration des conditions permettant aux acteurs du football de progresser dans un environnement davantage professionnalisé. Le troisième axe porte sur le financement des clubs. Marcellin BOCOVÈ considère le renforcement des capacités financières des formations béninoises comme une condition importante de leur compétitivité. Il entend ainsi travailler à la mise en place de mécanismes permettant aux clubs engagés dans les compétitions nationales et africaines de disposer de ressources plus conséquentes pour mieux fonctionner, se structurer et performer. La quatrième priorité est consacrée à la gouvernance inclusive et à l’administration fédérale. Sur ce volet, le candidat prône une gestion fondée sur l’écoute, la concertation et la responsabilisation des différents acteurs. Il entend donner davantage de place aux composantes du football béninois dans les processus de réflexion et de décision, avec l’ambition d’installer une gouvernance fédérale plus participative. La gestion des équipes nationales figure également parmi les préoccupations exprimées par le candidat. Marcellin BOCOVÈ affirme vouloir s’inscrire dans une logique de continuité, tout en apportant les ajustements qu’il juge nécessaires. « Je ne suis pas là pour faire un one-man-show. Je suis là en tant que porteur d’un projet », a-t-il déclaré, mettant ainsi l’accent sur une démarche collective.
Fort de son expérience au sein du football béninois, Marcellin BOCOVÈ entend donc capitaliser sur les acquis tout en corrigeant les insuffisances identifiées. Son projet pour la mandature 2026-2030 repose ainsi sur quatre leviers : former davantage de talents, professionnaliser le football, renforcer le financement des clubs et améliorer la gouvernance de la Fédération. Des orientations qui devront désormais être soumises au choix des acteurs appelés à prendre part à l’élection du prochain président de la FBF.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU