Selon les informations rapportées par Le Défi, les vérifications ont notamment porté sur les registres de dépôt et de signature, la gestion des timbres fiscaux ainsi que les recettes municipales. Les contrôleurs auraient relevé plusieurs écarts, conduisant à l’ouverture d’investigations et à l’audition de différents agents. À Banigbé, le Secrétaire Administratif d’Arrondissement, identifié par les initiales M. T., aurait été placé en garde à vue. Les investigations porteraient notamment sur des anomalies constatées dans certains registres et sur l’utilisation de timbres fiscaux provenant de différents exercices. D’après Le Défi, l’intéressé aurait reconnu, au cours de son audition, les faits qui lui sont reprochés. La procédure concerne également des responsables en fonction à l'hôtel de ville d’Ifangni. Le Chef du Service de l’État Civil, D. S. G., et le Secrétaire Administratif de l’Arrondissement central, B. K., seraient soupçonnés d’avoir vendu des timbres fiscaux sans les enregistrer dans les registres prévus à cet effet. Les écarts mentionnés s’élèveraient respectivement à 56 000 FCFA et 302 500 FCFA.
Les vérifications auraient également fait apparaître d’autres anomalies dans plusieurs arrondissements. Le Défi évoque notamment des écarts de 59 500 FCFA à Tchaada, 40 000 FCFA à Ko-Koumolou et 1 500 FCFA à Daagbé. Dans ce dernier arrondissement, le Secrétaire Administratif, H. S., aurait été placé en garde à vue dans la journée du samedi 15 août. Le journal précise toutefois que l'intéressé contesterait les faits qui lui sont reprochés. Les personnes concernées seraient maintenues dans les commissariats territorialement compétents, tandis que les investigations se poursuivent sous la conduite des autorités judiciaires. L’objectif est notamment de vérifier les opérations concernées, d’établir l’origine des écarts constatés et de déterminer les éventuelles responsabilités. Selon les éléments rapportés par Le Défi, le Secrétaire Administratif d’Arrondissement de Lagbè serait, à ce stade, le seul responsable dont la gestion n’aurait pas fait l’objet d’irrégularités relevées lors du contrôle.
Il convient toutefois de rappeler que les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence et ne peuvent être considérées comme coupables tant qu’une juridiction compétente ne s’est pas définitivement prononcée sur leur responsabilité.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU