Des « raisons personnelles » invoquées
Intervenant devant un conseil communal attentif, le maire Luc Gnacadja a officiellement annoncé que Mme Gazard avait déposé sa démission le 8 octobre dernier. Dans sa lettre adressée à l'exécutif municipal, la désormais ex-responsable des marchés publics a invoqué des motifs strictement personnels pour justifier sa décision de quitter ses fonctions.
Si l'administration municipale s'est pour l'instant refusée à tout commentaire supplémentaire sur la nature exacte de ces convenances personnelles, ce départ au sein d'un département aussi stratégique suscite inévitablement des interrogations au sein de la classe politique locale et de la société civile.
Pour la mairie de Cotonou, la direction des marchés publics constitue l'un des rouages les plus sensibles et les plus surveillés de l'appareil administratif. Elle pilote l'ensemble des procédures d'attribution des contrats de travaux, de fournitures et de services engagés par la ville, des chantiers d'infrastructure de proximité aux grands projets de modernisation urbaine.
La gestion de ce service requiert non seulement une rigueur administrative absolue, mais aussi un respect strict des réglementations en matière de transparence et de bonne gouvernance. Le départ de Manet Floriana Gazard laisse donc vacant un poste d'une haute responsabilité, à un moment où la municipalité est attendue sur de nombreux dossiers de développement.
Quels défis pour la suite ?
Face à cette vacance inopinée, les regards se tournent désormais vers le maire Luc Gnacadja et son équipe pour connaître la suite de la procédure. La désignation d'un intérim ou le lancement rapide d'un processus de recrutement pour pourvoir ce poste clé devrait intervenir dans les prochains jours afin d'éviter tout blocage ou ralentissement dans l'exécution des dossiers en cours à l'Hôtel de Ville.
Les conseillers communaux,, n'ont pas manqué de souligner l'importance d'assurer une transition fluide et transparente pour préserver la continuité du service public.
Ce fait divers institutionnel rappelle la fragilité des équilibres administratifs au sein des collectivités locales, où le départ d'un cadre clé peut rapidement redessiner les priorités de la gouvernance municipale
Ibourahim Abdou GIBRIL