Cette décision marque une nouvelle étape dans la politique d’accès des filles à l’éducation. L’arrêté interministériel porte en effet généralisation de la mesure d’exonération des frais de contribution scolaire des filles des établissements publics de l’enseignement secondaire général du Bénin.Une mesure étendue à tout le territoire
Selon l’arrêté, l’exonération concerne les filles de nationalité béninoise régulièrement inscrites dans les établissements publics de l’Enseignement secondaire général, sur toute l’étendue du territoire national.
La mesure, qui était déjà appliquée au premier cycle et expérimentée dans vingt communes au second cycle, est ainsi généralisée à l’ensemble des établissements publics d’enseignement secondaire général pour l’année scolaire 2026-2027.
Cette généralisation élargit donc le bénéfice de l’exonération à toutes les filles répondant aux conditions fixées par le texte.
Les établissements seront compensés.
La suppression des frais de contribution scolaire pour les bénéficiaires ne signifie pas une absence de financement pour les établissements concernés. L’arrêté prévoit une compensation correspondant au montant de l’exonération accordée.
Cette compensation sera calculée notamment sur la base des effectifs validés des filles bénéficiaires et des taux de contribution scolaire en vigueur. La dépense correspondante sera imputée au budget du ministère de l’Enseignement secondaire.
Pour assurer la continuité du fonctionnement des établissements, une avance de trésorerie pourra par ailleurs être accordée dès la rentrée scolaire, conformément aux modalités prévues par la loi de finances.
Une entrée en vigueur dès la rentrée 2026-2027.
L’arrêté prend effet à compter de la rentrée scolaire 2026-2027. Il prévoit également l’abrogation des dispositions antérieures qui lui sont contraires, notamment celles relatives à l’extension expérimentale de l’exonération des frais de contribution scolaire des filles du secondaire.
Avec cette généralisation, le gouvernement entend poursuivre l’élargissement de l’accès des filles à l’enseignement secondaire public en supprimant, pour les bénéficiaires, la charge liée aux frais de contribution scolaire.
Ibourahim Abdou GIBRIL