Au sommet de ce classement national figure Egbogbe Frederico Rayan SETON, série G2, qui réalise un parcours exceptionnel avec une moyenne de 18,80/20, portant haut les couleurs du Collège Catholique Saint Jean-Baptiste de Cotonou. Il est suivi de très près par OGOUTEGBE Olaréwadjou Gabriel, également de la série G2, avec 18,75/20, du Lycée Technique Commercial et Industriel de Kandi, puis par AHOUANDJINOU Sidney Josias Anderson, de CP La Grande Académie de Calavi, crédité de 18,57/20. Le document officiel révèle également une forte présence de certains établissements dans les toutes premières places. Les écoles privées et les collèges confessionnels, notamment La Grande Académie, Sainte Bakhita, Le Jardin des Élus, Notre-Dame de Lourdes, Saint Jean-Baptiste, Père Aupiais ou encore Lycée Technique Coulibaly, reviennent de façon récurrente dans le classement, confirmant leur capacité à produire des candidats de très haut niveau.
Au-delà des grandes métropoles, plusieurs communes se distinguent également. À Adjarra, par exemple, Sitou Fatou Imane ZODEHOUGAN du Collège Privé LES CHEVALIERS se classe 15ᵉ au niveau national avec une moyenne de 18,09/20, tandis que Sèna Déo-Gracias ZANNOU du CEG Médédjonou apparaît au 25ᵉ rang avec 17,90/20. D'autres établissements de la commune figurent aussi dans ce prestigieux classement, témoignant d'une montée progressive du niveau d'excellence dans cette localité. Cette publication relance toutefois le débat sur les inégalités de performance entre les établissements scolaires. La concentration des meilleurs résultats dans un nombre relativement limité d'écoles interroge sur les disparités en matière d'encadrement pédagogique, d'environnement d'apprentissage et de ressources éducatives. Si ces performances constituent une fierté pour les établissements concernés, elles rappellent également l'urgence de renforcer les conditions d'enseignement dans les nombreuses écoles qui peinent encore à faire émerger des candidats parmi les meilleurs du pays.
De ce classement, l'Office du Baccalauréat met à l'honneur plusieurs centaines de jeunes ayant obtenu la mention « Très Bien », saluant ainsi leur discipline, leur travail et leur persévérance. Leur réussite constitue un symbole d'espoir pour l'école béninoise, mais aussi un appel à poursuivre les réformes afin que l'excellence ne demeure pas le privilège de quelques établissements, mais devienne une réalité accessible à tous les apprenants du Bénin.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU