Nommés par décret le 14 septembre dernier, les neuf membres de la deuxième mandature de l’ARS ont officiellement pris fonction au terme d’une cérémonie solennelle présidée par le Chef de l’État. À travers cette installation, les pouvoirs publics entendent réaffirmer la place de la régulation dans le fonctionnement du système de santé et dans le suivi de la qualité des prestations offertes aux populations. Au cours de la cérémonie, Romuald WADAGNI a insisté sur la dimension stratégique des missions confiées à l’institution. Dans un secteur marqué par des investissements dans les infrastructures, les équipements et les ressources humaines, le président de la République a souligné la nécessité d’un dispositif capable de contrôler l’application effective des normes et des règles établies.
L’ARS intervient notamment dans le contrôle des normes de qualité, l’accréditation des professionnels, la certification des établissements sanitaires ainsi que le suivi des pratiques médicales. À travers ces différentes attributions, l’autorité doit contribuer à l’encadrement du système sanitaire et à l’amélioration continue de la qualité des soins. Pour le Chef de l’État, les investissements consentis dans le secteur ne peuvent atteindre pleinement leurs objectifs sans un mécanisme de contrôle permettant de vérifier leur traduction concrète dans les pratiques. L’enjeu porte donc autant sur les moyens mobilisés que sur leur utilisation et sur le respect des exigences qui encadrent l’offre de soins. C’est dans cette perspective que le Président de la République a fixé le cap aux neuf membres du nouveau collège. Il les a invités à exercer leur mandat avec rigueur, intégrité et sens des responsabilités. « Ce qu’on attend de vous, c’est de veiller à ce que le contrôle de ce qui doit se faire se fasse vraiment », a-t-il déclaré.
Présidé par Toussaint Jean Léon OLORY-TOGBÉ, le nouveau collège devra désormais traduire ces orientations dans l’exercice de ses missions. Il lui revient notamment de contribuer à l’effectivité des règles applicables au secteur et au renforcement des mécanismes destinés à améliorer la qualité des soins. L’installation de cette deuxième mandature intervient ainsi dans un contexte où la régulation constitue l’un des leviers du fonctionnement du système sanitaire. Au-delà de l’adoption et de l’existence des normes, la question de leur application effective demeure au cœur de la mission confiée à l’ARS.
D’autres échanges sont annoncés entre le président de la République et les responsables de la nouvelle mandature. Romuald Wadagni a indiqué que des séances de travail seront prochainement organisées avec le collège afin de déterminer les priorités de sa feuille de route pour les prochaines années.
Léonel ÉBO