Cette rencontre marque l’aboutissement d’un processus de médiation engagé il y a environ un an sous l’impulsion du chef de l’État, avec pour objectif de restaurer l’unité et la stabilité au sein de l’une des principales communautés religieuses du Bénin. En effet, mis en place comme organe technique et paritaire, le Comité Supérieur de Transition avait pour mission d’identifier les causes des divisions internes, de proposer une restructuration des instances dirigeantes et de poser les bases d’une gouvernance apaisée et durable. À la remise du rapport, le coordonnateur du CST, le Général Bertin Bada, a salué l’esprit de responsabilité ayant guidé les travaux. Il a indiqué que des principes de gouvernance avaient été clarifiés et que des fondations institutionnelles avaient été établies pour permettre un fonctionnement plus transparent et plus cohérent de l’Église. Les principales recommandations du rapport portent notamment sur l’unification de la gouvernance à travers un organe central unique, la révision des textes fondamentaux de l’institution, ainsi que la mise en place de mécanismes renforcés de gestion et de transparence patrimoniale.
Prenant la parole, le Président Patrice TALON a salué les efforts accomplis et réaffirmé la volonté des autorités de soutenir la mise en œuvre des conclusions du CST. Il a insisté sur la nécessité de consolider durablement la paix interne, afin d’éviter toute nouvelle fragmentation de la communauté. Dans son intervention, il a souligné l’importance de cette dynamique, appelant à faire en sorte que les divisions passées ne se reproduisent plus, et à privilégier l’unité et la cohésion au sein de l’Église. Au-delà de son aspect confessionnel, cette cérémonie revêt une dimension symbolique forte. Elle illustre la place centrale du dialogue dans la résolution des crises institutionnelles et la volonté des autorités de favoriser la cohésion sociale à travers la médiation.
En clôturant la rencontre, le chef de l’État a exhorté les fidèles à accompagner cette nouvelle étape, estimant qu’il s’agit d’une avancée significative malgré les imperfections relevées par certains acteurs. Cette initiative s’inscrit ainsi dans une démarche plus large de consolidation de la stabilité sociale et institutionnelle au Bénin.
L. EBO