Première réaction officielle du gouvernement béninois après l’attaque terroriste intervenue mercredi 4 mars 2026 sur l’une des positions de l’armée béninoise dans la localité de Kofonou, près de Karimama dans le département de l’Alibori au Nord du Bénin.
Interpellé sur le sujet ce vendredi 6 mars 2026 lors de la traditionnelle rencontre hebdomadaire avec la presse, le porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji a dans un premier temps renvoyé les hommes des médias à la communication de l’institution militaire, avant d’ajouter : « L’armée l'a confirmé, je vous dis qu'elle l'a confirmé. Elle est mieux placée ».
Le porte-parole du gouvernement a ensuite salué le sacrifice des forces armées béninoise. « Il faut les féliciter et les encourager pour les sacrifices inestimables qu'elles (les forces armées, Ndlr) font afin de préserver l'intégrité de notre territoire et de contribuer à nous garantir la sécurité même si, comme quoi, notre sécurité individuelle et collective est l'œuvre de chacun d'entre nous tous en tant que citoyens», a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji.
Il a ensuite appelé chaque Béninois à être «des adjuvants efficaces» pour que la mission des forces armées soit «bien accomplie» au profit des citoyens béninois.
Quinze militaires tués dans l’attaque
Quinze militaires béninois ont été tués lors de cette attaque, selon le bilan fait par l’armée Béninois sur DW. Cinq autres soldats ont été blessés, mais leur pronostic vital ne serait pas engagé.
Face à l’attaque, un aéronef militaire a été engagé en riposte. Selon les informations communiquées par l’armée, l’intervention aérienne a permis d’intercepter une colonne d’assaillants motorisés. Quatre terroristes auraient été neutralisés et plusieurs motos détruites, ces engins constituant le principal moyen de déplacement des assaillants.
L’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), qui affirme contrôler la position visée. Une version contestée par les autorités militaires béninoises. « Ils ne contrôlent rien du tout », a déclaré un haut gradé cité par des sources médiatiques.
Sur le terrain, les opérations de ratissage se poursuivent afin de retrouver les assaillants et sécuriser la zone. Le niveau d’alerte a également été relevé sur l’ensemble des positions de l’armée béninoise dans la région.
Cadnel ADEBAYO