Le Directeur général de la Police Républicaine a fait état d’une persistance de cas de corruption et de rançonnement sur la voie publique, malgré les différents dispositifs mis en place pour améliorer les conditions de circulation et renforcer le contrôle des interventions policières. Selon Brice K. ALLOWANOU, plusieurs cas de rançonnement ont déjà été détectés et font actuellement l’objet de traitements. Il a annoncé que des sanctions interviendront à l’issue des procédures engagées. Dans sa déclaration, le DGPR a rappelé aux fonctionnaires de police les exigences liées à leur mission de service public. Il les a notamment invités à exercer leurs fonctions dans le respect de l’honneur, de la dignité et de la probité. Le responsable de la Police Républicaine a également demandé aux agents indélicats de mettre fin aux pratiques de rançonnement et de se conformer aux règles professionnelles. Cette mise en garde intervient dans un contexte où plusieurs mesures ont été introduites au cours des dernières années pour renforcer le contrôle des opérations sur les axes routiers. Il s’agit notamment de la suppression des barrages routiers intempestifs au profit des patrouilles de corridor, du projet Securoute, ainsi que du recours à des équipements technologiques destinés au contrôle et à la surveillance des interventions.
À l’endroit des usagers de la route, le Directeur Général de la Police Républicaine a formulé un appel à la vigilance. Il les invite à ne plus accepter les arrangements informels lors des contrôles et à exiger les documents correspondant aux éventuelles infractions constatées. « Exigez le PV ! Exigez le reçu ! Refusez de négocier ! », a-t-il notamment lancé dans sa déclaration. Cette orientation vise à favoriser la traçabilité des opérations effectuées par les agents sur la voie publique et à limiter les transactions informelles entre fonctionnaires et usagers. Le DGPR a indiqué que plusieurs cas de rançonnement ont été détectés et sont actuellement en cours de traitement. Il a assuré que les sanctions correspondantes ne tarderont pas à intervenir. Il a, par ailleurs, exhorté les fonctionnaires de police qui exercent leurs missions conformément aux règles à poursuivre leur travail avec loyauté, tout en appelant les agents impliqués dans des pratiques déviantes à y mettre fin. Pour les personnes souhaitant signaler des faits relevant de la compétence des services publics, plusieurs numéros courts sont officiellement attribués aux institutions concernées. La liste publiée par l’ARCEP-Bénin attribue notamment les 116 et 117 à la Police Républicaine, tandis que le 166 est attribué au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
La déclaration du 27 juillet intervient ainsi dans le cadre du renforcement du dispositif de lutte contre les pratiques de corruption et de rançonnement au sein de la Police républicaine, avec un appel du Directeur général à la responsabilité des agents et à la vigilance des usagers.
Grant-Aniel BOLARIAN