Face à une sélection nigériane rompue aux joutes internationales, plusieurs fois qualifiée pour la Coupe du monde féminine U17 et forte d'une longue tradition d'excellence sur le continent, les protégées du staff béninois ont livré une prestation pleine de caractère, de détermination et de courage. Au-delà du résultat, la capacité des Amazones à inscrire trois buts face à une telle adversité constitue un signal fort envoyé au football africain. Elle traduit les progrès enregistrés ces dernières années dans la structuration et le développement du football féminin béninois. Déjà battues 3 buts à 2 lors de la manche aller, les Béninoises avaient affiché leur volonté de vendre chèrement leur peau. Le match retour n'a fait que confirmer cette ambition et cette capacité croissante à rivaliser avec les meilleures nations du continent.
Sur chaque duel, sur chaque ballon disputé, les Amazones ont démontré un engagement sans faille et une volonté permanente de défendre les couleurs nationales avec honneur. Cette élimination ne saurait donc effacer les motifs de satisfaction qu'offre ce parcours. Car les grandes équipes se construisent souvent à travers les expériences difficiles, les défaites formatrices et les apprentissages accumulés au plus haut niveau de compétition. Pour le football féminin béninois, cette double confrontation face au Nigeria apparaît davantage comme une étape fondatrice que comme un échec. Elle révèle l'existence d'une génération talentueuse, ambitieuse et capable de porter plus haut encore les couleurs du Bénin lors des prochaines échéances continentales et internationales.
Aux joueuses, au staff technique et à l'ensemble de l'encadrement, le peuple béninois adresse aujourd'hui un message simple : merci pour le combat, merci pour l'engagement et merci pour la fierté offerte au pays. Le score retiendra une qualification nigériane. L'histoire retiendra surtout le courage des Amazones béninoises. Le football féminin national a peut-être perdu une bataille à Lomé, mais il a certainement gagné en crédibilité, en expérience et en confiance pour l'avenir. De Cotonou à Natitingou, de Porto-Novo à Djougou, le Bénin demeure fier de ses Amazones. Car, l'avenir leur appartient.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU