La délégation béninoise est conduite par des figures de premier plan de l’Association Internationale des Femmes Juges - chapitre Bénin (AIFJ-Bénin). Elle est composée de Edwige Fifamè AKLOU TANGNI, Vice-présidente de l’organisation, ainsi que des Magistrates Elsa KOKOSSOU, Lilyane Grâce FALOKÈ ODJO et Geneviève BOKO NADJO, membre fondatrice de l’association. Durant plusieurs jours, les représentantes béninoises participent activement aux travaux, échanges et réflexions destinés à promouvoir une justice plus performante, inclusive et respectueuse des droits fondamentaux. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la magistrate marocaine Mina Sougrati, représentante de la présidente de l’Association Internationale des Femmes Juges, en présence de la Première Dame du Nigeria, la sénatrice Oluremi TINUBU.
Cette conférence constitue une plateforme privilégiée de dialogue et de partage d’expériences entre les femmes juges africaines. Elle offre l’opportunité d’examiner les défis auxquels sont confrontés les systèmes judiciaires du continent, tout en favorisant le développement de réseaux professionnels solides et la promotion de bonnes pratiques en matière d’administration de la justice. Au programme figurent notamment des panels thématiques, des tables rondes de haut niveau et des sessions collaboratives consacrées à l’amélioration de l’efficacité judiciaire, à la protection des droits humains, à l’égalité des sexes ainsi qu’au renforcement de la confiance des citoyens envers les institutions judiciaires.
Les assises enregistrent la participation d’environ 500 femmes juges, ainsi que de nombreux experts, professeurs de droit et professionnels de la justice venus de plusieurs pays du continent, notamment de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Kenya, de la Tanzanie, de l’Ouganda, de la Zambie, du Malawi, de l’Afrique du Sud et du Nigeria, pays hôte. La clôture des travaux est prévue pour le vendredi 12 juin 2026. Les recommandations qui en découleront devraient contribuer à nourrir les réflexions et les réformes visant à consolider l’État de droit et l’efficacité des systèmes judiciaires en Afrique.
Grant-Aniel BOLARIAN