La séance de travail a permis aux deux parties d’échanger sur les priorités du Gouvernement et les possibilités de renforcer la coopération dans des domaines susceptibles de favoriser l’insertion économique de la jeunesse. Au terme de la rencontre, Simon O’CONNELL s’est félicité de la qualité des discussions avec la ministre. « Je suis ravi d’être au Bénin et je viens d’avoir une très belle réunion avec Madame la Ministre », a-t-il déclaré, en mettant en avant l’intérêt des échanges autour des priorités de développement du pays.
Présente au Bénin depuis 55 ans, la SNV concentre ses interventions dans trois secteurs principaux : l’agroalimentaire, l’énergie et l’eau. Fondée aux Pays-Bas il y a 61 ans, l’organisation intervient actuellement dans une vingtaine de pays à travers le monde. Pour son dirigeant, ces domaines offrent également des perspectives importantes pour la jeunesse béninoise, particulièrement dans le domaine de l’agroalimentaire. La transformation des produits locaux apparaît notamment comme un créneau permettant aux jeunes de développer des activités économiques et de créer de la valeur à travers de petites entreprises. Les discussions avec la Ministre ont ainsi permis d’examiner des pistes de collaboration susceptibles de favoriser la création d’activités et d’emplois, notamment en encourageant les initiatives entrepreneuriales dans les chaînes de valeur agricole et agroalimentaire.
Pour Simon O’CONNELL, l’accompagnement des jeunes ne peut toutefois se limiter à l’identification des opportunités. Le renforcement des compétences constitue, selon lui, une condition essentielle à la réussite des initiatives entrepreneuriales. « Il faut toujours renforcer les capacités, il faut toujours travailler fort », a-t-il conseillé aux jeunes, insistant sur la nécessité de poursuivre l’apprentissage et le développement des compétences. À cette exigence s’ajoute celle du financement. Le PDG de la SNV estime que les jeunes porteurs de projets doivent pouvoir accéder à des mécanismes de financement adaptés à leurs réalités et aux secteurs dans lesquels ils souhaitent investir. « Il faut bien sûr un financement spécifique relevant du contexte », a-t-il indiqué.
Au-delà de ces différents leviers, le dirigeant de la SNV a insisté sur l’importance de la collaboration entre les pouvoirs publics, les organisations de développement, les acteurs économiques et les jeunes entrepreneurs. Une approche fondée sur des intérêts partagés permettrait, selon lui, de créer de meilleures conditions pour la réalisation des projets. « Si on travaille d'une façon intelligente, d'une façon gagnant-gagnant, dans un vrai partenariat, l'avenir est beau pour tous », a-t-il déclaré. Cette visite confirme ainsi la volonté de la SNV de poursuivre son accompagnement du Bénin dans les domaines du développement durable et de l’insertion économique. Avec l’agroalimentaire, l’énergie et l’eau comme principaux secteurs d’intervention, l’organisation entend continuer à contribuer aux initiatives susceptibles de renforcer les compétences, soutenir l’entrepreneuriat et élargir les opportunités offertes à la jeunesse.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU