Au cours d’une conférence de presse organisée ce jeudi 7 mai 2026, le Directeur Général de la SIRAT, Ranti AKINDES, entouré de plusieurs responsables techniques, dont François AGOMADJE et Oswald GANGBO, a présenté un état des lieux de la situation et des interventions engagées sur le terrain. Selon le Directeur général, les importantes quantités d’eau tombées en peu de temps ont provoqué une saturation temporaire de certains ouvrages d’assainissement, entraînant des stagnations dans plusieurs zones sensibles. Il a toutefois indiqué que les dispositifs de drainage ont permis une évacuation progressive des eaux pluviales, avec un retour à la normale observé dans la plupart des secteurs concernés après environ deux heures.
Les responsables techniques ont expliqué que des opérations d’urgence ont été immédiatement déployées afin de limiter les impacts des inondations. Parmi les actions engagées figurent le curage des caniveaux, la surveillance des points critiques ainsi que la mobilisation rapide des équipes d’intervention pour faciliter l’écoulement des eaux. Le coordonnateur du Programme d’Assainissement Pluvial de Cotonou (PAPC), Oswald Gangbo, a également mis en avant les infrastructures hydrauliques déjà réalisées dans le cadre du programme, tout en reconnaissant que certaines zones urbaines restent encore vulnérables face aux épisodes de pluies intenses. Selon lui, les travaux en cours contribuent progressivement à renforcer la résilience de la ville face aux aléas climatiques. Au-delà des aspects techniques, la SIRAT a appelé les populations à adopter des comportements citoyens responsables, notamment en évitant le dépôt de déchets dans les ouvrages de drainage. L’entreprise estime que l’obstruction des caniveaux par les ordures demeure l’un des facteurs aggravants des inondations urbaines.
À travers cette sortie médiatique, la SIRAT a réaffirmé sa volonté de poursuivre les efforts d’assainissement et de modernisation des infrastructures urbaines afin de mieux adapter Cotonou aux défis liés aux changements climatiques et à l’urbanisation croissante.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU