Après examen du dossier, la chambre de jugement a estimé que les éléments produits au cours de la procédure ne permettaient pas d’établir avec certitude l’implication de la prévenue dans les faits de cybercriminalité qui lui étaient reprochés. La juridiction spéciale a ainsi prononcé sa relaxe au bénéfice du doute. Cette décision rejoint la position défendue par le Ministère Public lors des audiences. Le parquet avait en effet relevé l’insuffisance des preuves à charge et n’avait pas requis de condamnation contre la comédienne. La Cour a également ordonné la restitution de la caution d’un million de francs CFA versée par Aurélie NOUGLOÏ-GUÉZO lors de sa mise en liberté provisoire. Son téléphone portable ainsi que les autres effets personnels saisis dans le cadre de l’enquête devront également lui être restitués.
Dans cette affaire, la comédienne était poursuivie pour une supposée complicité d’escroquerie via internet. Selon les accusations, elle aurait acquis en son nom une carte SIM qui aurait ensuite été utilisée dans le cadre d’activités frauduleuses en ligne après avoir été transmise à un détenu de la prison civile d’Abomey-Calavi. Au cours des différentes audiences, Aurélie NOUGLOÏ-GUÉZO a reconnu avoir procédé à l’achat de la carte SIM concernée. Elle a toutefois toujours contesté toute participation à une activité frauduleuse, affirmant qu’elle ignorait l’usage qui devait être fait de la puce et qu’elle ne l’avait jamais personnellement remise au détenu cité dans le dossier. Elle a également déclaré avoir fait désactiver la carte quelques jours après son acquisition, suivant les recommandations d’un proche. Avec cette décision de relaxe, la procédure judiciaire engagée contre la comédienne prend fin, mettant un terme à plusieurs mois d'instruction et de débats devant la juridiction spécialisée.
Grant-Aniel BOLARIAN