Portée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cette initiative accompagne les institutions publiques dans l'intégration de l'égalité des sexes au cœur de leurs politiques, de leur gouvernance, de leur fonctionnement administratif et de leur culture organisationnelle. L'évaluation repose sur cinq axes majeurs : la planification et la gestion de l'égalité des sexes, les capacités institutionnelles, l'environnement de travail, les mécanismes de participation et de redevabilité, ainsi que l'impact des politiques publiques. En ouvrant les travaux, le représentant résident de la CEDEAO au Ghana, l'ambassadeur Mohammed LAWAN GANA, a rappelé que cette phase de validation constitue une étape déterminante pour garantir la fiabilité de l'auto-évaluation et identifier les domaines nécessitant des améliorations. Selon lui, le Label d'égalité des sexes dépasse le simple exercice d'évaluation et constitue un véritable cadre stratégique destiné à intégrer durablement la dimension genre dans les politiques publiques, la gouvernance, la gestion des ressources humaines et la prestation des services. Le Secrétaire Général par intérim de la Commission de la CEDEAO, Muazu UMAR, a pour sa part insisté sur le caractère transversal de l'égalité des sexes. Il a souligné que cette responsabilité ne relève pas uniquement du Centre de la CEDEAO pour le développement du genre, mais de l'ensemble des directions, institutions et agents de l'organisation. À ses yeux, la réussite du processus dépend de l'engagement collectif à intégrer systématiquement la dimension genre dans toutes les décisions, politiques et programmes de la Commission. Le responsable a également salué l'appui technique des partenaires au développement, notamment le PNUD et l'Agence Allemande de Coopération Internationale (GIZ), dont les contributions accompagnent la mise en œuvre de cette initiative régionale.
Intervenant à son tour, la Directrice du Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (ECGD), Sandra Oulaté FATTOH, a indiqué que cette réunion permettra d'élaborer le plan d'action qui guidera le déploiement du Label d'égalité des sexes dans l'ensemble des institutions de la CEDEAO à partir de l'année prochaine. Elle a précisé que l'évaluation porte notamment sur les politiques de recrutement, la représentation des femmes et des hommes au sein du personnel, l'accès aux postes de responsabilité ainsi que la répartition équitable des opportunités professionnelles. L'exercice mobilise des représentants de la Commission de la CEDEAO, de la Cour de justice de la CEDEAO, du Parlement de la CEDEAO, du GIABA, de l'Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) et de plusieurs autres institutions communautaires. Sandra Oulaté FATTOH a également expliqué que le choix du Ghana pour accueillir cette rencontre repose sur les avancées enregistrées par ce pays en matière de promotion de l'égalité des sexes et sur son expérience dans la mise en œuvre de politiques publiques inclusives dans des secteurs tels que l'éducation, la santé, l'agriculture et l'autonomisation des femmes. Répondant aux interrogations sur la portée des politiques d'égalité, elle a rappelé que la démarche de la CEDEAO ne vise pas à privilégier un sexe au détriment de l'autre, mais à garantir des chances équitables à tous en corrigeant les déséquilibres qui subsistent encore.
En définitive, de cette auto-évaluation, la Commission de la CEDEAO entend renforcer sa gouvernance interne, promouvoir une culture institutionnelle plus inclusive et s'affirmer comme une référence régionale en matière d'égalité des sexes et de bonne gouvernance, au bénéfice des populations ouest-africaines.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU