Considérée comme un patrimoine culturel et touristique majeur du Bénin, Ganvié attire chaque année des milliers de visiteurs venus découvrir cette cité construite sur l’eau. Mais malgré sa renommée mondiale, les infrastructures d’accueil ne répondaient plus pleinement aux exigences modernes en matière de sécurité, d’hygiène et de confort. Le Gouvernement entend désormais corriger cette situation à travers un vaste projet de réorganisation du principal point d’accès touristique de la cité lacustre. Avant le lancement des travaux structurels, un dispositif provisoire de haute qualité sera installé afin d’assurer la continuité des activités touristiques dans de meilleures conditions. Ce nouvel aménagement permettra notamment de séparer clairement les flux de touristes et ceux des riverains, une mesure destinée à réduire les conflits d’usage et fluidifier la circulation sur le site.
Le futur embarcadère intégrera plusieurs équipements modernes destinés à professionnaliser davantage l’accueil des visiteurs. Le projet prévoit des espaces de repos pour les guides touristiques, un parking aménagé, des espaces de vente d’objets d’art et d’artisanat ainsi que des installations sanitaires modernes répondant aux normes internationales. L’ensemble sera conçu dans une logique d’exploitation durable et de gestion plus efficace du site. Après les investissements réalisés à Ouidah dans le cadre des Vodun Days et de la Route des Esclaves, Ganvié apparaît désormais comme l’un des prochains pôles stratégiques de la politique touristique nationale. Ce projet de modernisation marque une étape importante dans la requalification des infrastructures touristiques béninoises. L’objectif est clair : offrir aux visiteurs une expérience plus sécurisée, plus fluide et plus immersive, tout en améliorant les conditions d’activité des acteurs locaux du tourisme.
Avec ce futur embarcadère modernisé, Ganvié ambitionne ainsi de renforcer son statut de Venise africaine et de s’imposer davantage comme une destination incontournable du tourisme culturel et patrimonial sur le continent.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU