Le Palais des Gouverneurs à Porto-Novo a servi de cadre le 27 octobre 2026, à deux audiences pour le Président de l’Assemblée Nationale, Joseph Fifamin DJOGBÉNOU. La première a réuni le responsable de l’institution parlementaire et la nouvelle ambassadrice du Canada près le Bénin, Évelyne DABIRÉ. La seconde a permis à des représentants des professionnels de santé du secteur privé de présenter leurs préoccupations et leurs attentes en matière d’accompagnement des pouvoirs publics. Nouvellement nommée Ambassadrice du Canada près le Bénin, après avoir exercé les fonctions de cheffe de bureau dans le pays, Évelyne DABIRÉ a rendu une visite de courtoisie au Président de l’Assemblée Nationale, à la suite de la présentation de ses lettres de créance au Chef de l’État.
Les échanges ont notamment porté sur les possibilités de développement de la coopération entre les deux pays, particulièrement dans les domaines parlementaire et économique. Les deux personnalités sont également revenues sur la visite effectuée au Bénin en 2023 par la présidente du Sénat canadien, une initiative qui avait contribué au rapprochement entre les deux institutions parlementaires. La diplomate a, par ailleurs, évoqué la nouvelle stratégie du Canada pour l’Afrique, qui accorde une place importante au développement des relations économiques avec les pays du continent, dont le Bénin. À l’issue de la rencontre, elle s’est déclarée satisfaite des échanges et a réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre les efforts en faveur d’une coopération plus étroite avec le Bénin dans les années à venir.
Le secteur sanitaire privé expose ses difficultés
Au cours d’une autre audience, Joseph Fifamin DJOGBÉNOU a reçu des représentants des professionnels de santé du secteur privé béninois. Conduite par le Dr Abdou MOUSSE, Président de la Plateforme du Secteur Sanitaire Privé du Bénin, la délégation est venue exposer les difficultés auxquelles sont confrontées les structures privées, notamment en matière de gouvernance et de cadre législatif. Pour ces acteurs, un accompagnement adapté des pouvoirs publics est nécessaire afin de favoriser la pérennité des établissements privés et de préserver une offre de soins de qualité. Le Dr Abdou MOUSSE a souligné le poids du secteur privé dans le système sanitaire national. Selon lui, celui-ci représente entre 52 et 60 % de l’offre de soins. Il plaide ainsi pour une meilleure prise en compte des secteurs public et privé dans la définition et la mise en œuvre des politiques de santé. Il a également salué l’écoute accordée par le président de l’Assemblée nationale aux préoccupations présentées.
Vers une concertation avec les décideurs publics
Le Dr Joyce HOUNMENOU a, pour sa part, insisté sur la nécessité pour les acteurs du secteur sanitaire privé de porter leurs préoccupations d’une seule voix. Cette démarche rassemble plusieurs associations de cliniques et de cabinets médicaux, des représentants d’établissements médicaux privés ainsi que l’Ordre National des Médecins. Au terme des échanges, elle a salué la perspective d’une table ronde réunissant les professionnels concernés et les décideurs publics. Cette concertation devrait permettre d’examiner les difficultés exposées et d’envisager des pistes de solution. Elle a également remercié le président de l’Assemblée nationale pour son ouverture à cette démarche.
Avec ces deux audiences, le Président de l’Assemblée Nationale a échangé avec des interlocuteurs issus de la coopération diplomatique et du système sanitaire national. Les discussions ont ainsi porté sur deux enjeux distincts : le renforcement des relations entre le Bénin et le Canada, d’une part, et la recherche de réponses aux préoccupations du secteur sanitaire privé, d’autre part.
Léonel ÉBO