Procédant à l'ouverture officielle des travaux, le Président de l'Assemblée Nationale, le Professeur Joseph Fifamin DJOGBÉNOU, a rappelé que la mission du Parlement ne se limite pas au vote des lois de finances, mais englobe également le suivi permanent de l'utilisation des ressources publiques mises à la disposition du Gouvernement. Pour le Président du Parlement, le contrôle budgétaire constitue l'un des fondements essentiels de la démocratie financière et de la bonne gouvernance, en garantissant que les ressources mobilisées au nom des citoyens soient effectivement orientées vers l'amélioration des conditions de vie des populations et la réalisation des priorités nationales de développement. Il a, à cet effet, salué le dynamisme de la Commission des Finances et des Échanges ainsi que l'engagement constant des députés dans l'exercice de cette mission républicaine de reddition des comptes.
En prélude à cette cérémonie d'ouverture, le Président de la Commission des finances et des échanges, l'honorable Gérard GBENONCHI, a insisté sur l'importance stratégique de cet atelier dans le processus de contrôle parlementaire. S'appuyant sur l'adage selon lequel « ce qui ne se mesure pas ne peut être amélioré », il a souligné le rôle central joué par l'UNACEB en tant qu'outil d'expertise technique au service des députés. Selon lui, les travaux permettront d'aboutir à l'élaboration d'une note technique de référence destinée à éclairer les débats parlementaires futurs, les séances d'interpellation du Gouvernement ainsi que l'appréciation des performances budgétaires des différents secteurs de l'administration publique. L'honorable Gérard GBENONCHI a également exprimé sa reconnaissance au Président de l'Assemblée Nationale pour son leadership ainsi qu'à la Cour des Comptes et à la Coopération Allemande à travers la GIZ pour leur accompagnement technique et institutionnel.
Cette initiative intervient dans un contexte particulièrement favorable pour le Bénin, régulièrement cité parmi les pays les plus performants du continent en matière de transparence et d'ouverture budgétaire. Le représentant de la GIZ a d'ailleurs salué les progrès accomplis par le pays et encouragé les institutions béninoises à poursuivre leurs efforts afin de consolider les acquis enregistrés dans le cadre de l'Open Budget Survey, qui positionne aujourd'hui le Bénin parmi les références africaines en matière de gouvernance financière et de participation citoyenne.
La première journée des travaux a été consacrée à trois communications techniques présentées par des experts de la Cour des Comptes. Les participants ont notamment analysé la conjoncture économique nationale au 31 mars 2026, examiné les résultats des opérations budgétaires et de trésorerie de l'État et étudié le niveau d'exécution des politiques publiques à travers la mise en œuvre de la loi de finances. Ces échanges ont permis d'identifier les premières tendances de l'exécution budgétaire, d'évaluer les performances enregistrées et de mettre en lumière les éventuels écarts nécessitant une attention particulière lors des prochaines étapes du contrôle parlementaire.
Prévu pour s'achever le 17 juillet prochain, cet atelier réunit députés, présidents de commissions permanentes, experts financiers et hauts cadres de l'administration parlementaire autour d'un objectif commun : renforcer la qualité du contrôle des finances publiques au Bénin. À l'issue des travaux, les parlementaires disposeront d'outils d'analyse consolidés leur permettant d'exercer pleinement leur mission constitutionnelle de contrôle de l'action gouvernementale.
Léonel ÉBO