Parmi les personnalités entendues figurent le Directeur Général des Élections, le Directeur Administratif et Financier, ainsi que la Personne Responsable des Marchés Publics de l’institution électorale. Au cœur du dossier : des soupçons d’irrégularités dans la procédure de passation du marché relatif à la fourniture de ces enveloppes sécurisées, un matériel sensible utilisé dans le processus électoral. Selon les éléments évoqués, une entreprise spécialisée affirme disposer d’une exclusivité sur ce type de matériel dans 17 pays de la sous-région. Elle soutient par ailleurs avoir adressé plusieurs correspondances restées sans suite à la CENA. Plus grave encore, selon ses déclarations, le marché aurait été attribué à une société récemment créée en 2024, dont l’offre serait intervenue à un coût supérieur à celui proposé par le fournisseur se prévalant de l’exclusivité régionale. Ces allégations, si elles étaient confirmées, soulèveraient des interrogations sur la transparence et la conformité de la procédure de passation du marché public concerné, dans un domaine aussi stratégique que l’organisation des scrutins. Saisie du dossier, l’ARMP a ouvert des auditions et poursuit ses investigations afin de faire toute la lumière sur les conditions d’attribution de ce marché.
Pour l’heure, aucune conclusion officielle n’a été rendue, mais le dossier pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochains jours, dans un contexte où la gestion des ressources électorales demeure un enjeu majeur de crédibilité institutionnelle.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU