Les premières copies corrigées laissent entrevoir des performances encourageantes, même si les autorités éducatives se gardent, à ce stade, de tirer une quelconque conclusion sur les résultats définitifs de l'examen. Dans les centres de correction, le silence et la concentration témoignent de l'importance de la mission confiée aux enseignants. Munis de leurs grilles d'évaluation et de leurs stylos rouges, les correcteurs procèdent avec méthode à l'examen des milliers de copies produites par les candidats lors des épreuves écrites. Chaque production est appréciée dans le strict respect des critères pédagogiques et des barèmes officiels, afin de garantir l'équité, la transparence et la crédibilité des résultats qui seront proclamés dans les prochains jours. C'est dans cette atmosphère studieuse que les deux membres du gouvernement ont effectué une visite dans les centres de correction installés au Collège de Gbégamey et au Lycée Coulibaly. Au cours de leur tournée, les Ministres ont parcouru plusieurs ateliers de correction, échangeant avec les superviseurs et les correcteurs sur l'évolution des travaux, les conditions de travail ainsi que les premières impressions dégagées par les copies déjà évaluées. À l'issue de cette visite, le Ministre Clément KOUCHADÉ s'est déclaré satisfait du déroulement des opérations. « À travers ce que nous venons de voir, je pense que tout le monde doit être rassuré. Les corrections ont bien démarré et cela se passe à merveille », a-t-il affirmé. Pour sa part, la ministre Sèdami Médégan FAGLA a mis en avant la mobilisation des équipes déployées dans les différents centres. « Les correcteurs sont en place, les superviseurs sont en place. Nous pouvons rassurer la population et lui dire que tout se déroulera bien », a-t-elle déclaré.
Si les premiers constats effectués dans les ateliers de correction sont jugés encourageants, les responsables du système éducatif appellent toutefois à la prudence. Aucune tendance officielle ne peut encore être dégagée tant que l'ensemble des copies n'aura pas été corrigé, harmonisé et validé conformément aux procédures en vigueur. La visite des autorités ministérielles traduit la volonté du Gouvernement de veiller à la transparence, à la crédibilité et à la qualité du processus d'évaluation, gages de la confiance accordée au diplôme du Baccalauréat, premier grade universitaire au Bénin.
Les regards restent désormais tournés vers la fin des opérations de correction et la proclamation des résultats, très attendus par les milliers de candidats, leurs familles et l'ensemble de la communauté éducative.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU