Le ministre porte-parole du Gouvernement a fait le point ce jeudi 23 juillet 2026 sur plusieurs sujets d’actualité. Il est notamment revenu sur la loi adoptée par l’Assemblée nationale portant suppression provisoire de la CENA, sur la sécurisation des plateformes numériques, sur la réglementation des loyers et sur le lancement expérimental du télé-enseignement
Réagissant à la loi adoptée par l’Assemblée nationale portant suppression provisoire de la Commission électorale nationale autonome, CENA, le ministre porte-parole a indiqué que cette réforme "ne pourrait aboutir sans une concertation préalable avec l’exécutif, notamment à travers le ministère de la Justice et de la Législation".
Pour le Gouvernement, toute modification institutionnelle d’une telle portée doit faire l’objet d’échanges entre les pouvoirs. Cette sortie intervient alors que le Sénat s’apprête à être installé le 30 juillet prochain.
Cybercriminalité des mécanismes de protection déployés.
Interrogé sur les enjeux liés à la sécurité en ligne, dans un contexte d’accélération de la dématérialisation des services publics, le ministre a rassuré.
"Les investissements réalisés dans la transformation numérique s’accompagnent de mécanismes de sécurisation adaptés afin de faire face aux menaces liées aux cyberattaques", a-t-il déclaré.
L’objectif, selon lui, est de garantir la fiabilité des plateformes et la protection des données des usagers.
Loyers, le gouvernement appelle les citoyens à la vigilance.
Sur la question du logement, le porte-parole a invité les citoyens à dénoncer les pratiques contraires à la réglementation.
Il a rappelé que la loi interdit d’exiger un paiement anticipé de plus de trois mois. "Les propriétaires ou acteurs du secteur qui exigent des conditions contraires à la réglementation doivent être signalés", a-t-il insisté.
Le Gouvernement entend ainsi renforcer l’application de la loi sur les loyers à usage d’habitation.
Télé enseignement : Une phase expérimentale à la prochaine rentrée.
Enfin, concernant le téléenseignement prévu pour la rentrée académique, le ministre a précisé qu’il s’agira d’une "première phase expérimentale" qui "ne concernera pas toutes les facultés ni toutes les filières".
Il a ajouté que le Gouvernement apportera davantage de précisions "au moment opportun" sur les établissements et formations concernés.
Entre réforme institutionnelle, transition numérique, question sociale et innovation pédagogique, le Gouvernement a voulu, par la voix de son porte-parole, clarifier sa position et fixer le cadre. Il reste désormais à attendre les actes concrets et les textes d’application sur chacun de ces dossiers.
Ibourahim Abdou Gibril