Et pour cause, encore un bulletin de parrainage manquant pour valider le dossier du duo candidat. Malgré toutes démarches et autres tentatives pour apaiser le député Sodjinou détenteur de ce précieux manquant, le coordonateur de la 19è circonscription électorale du parti Les Démocrates, ne démord pas. Il reste ferme sur sa position. De sources sources dignes de foi, plusieurs membres influents Du parti de Boni Yayi sont à sa recherche depuis peu. C’est la confusion totale depuis quelques heures. Et dans la foulé, c’est à une déclaration que l’on a eu droit de la part du député Sodjinou. Déclaration à travers laquelle l’on peut tirer beaucoup de conclusions et particulièrement l’invite du député Sodjinou qui demande à ces collègues et autres militants du parti LD à tourner la page des présidentielles et se concentrer sur les législatives et communales de 2026. Autrement dit, un signal à peine voiléqui indique clairement que le parti LES DÉMOCRATES pourrait se retrouver empêcher de présenter un duo candidat.
Entre incertitudes liées au parrainage, crise de confiance interne, et modifications légales contraignantes, la route vers la ligne de départ semble semée d’embûches. Au regard de tout ce qui précède, l’on affirmer sansse tromper que leur participation pourrait ne pas aboutir. D'abord, la code électoral exige que tout duo candidat (président et vice-président) soit parrainé par 28 de l’ensemble des députés et des maires. LES DÉMOCRATES comptent actuellement 28 députés, ce qui est le nombre minimal requis de parrains si l’on ne dispose d’aucun maire ou peu de maires fidèles. Mais ce nombre exact les met déjà à un seuil critique, sans marge de sécurité. Récemment, la fiche de parrainage du député, Michel SODJINOU, a fait l'objet d'une contestation : le tribunal de première instance de Cotonou a ordonné la restitution de son formulaire, après plainte. Si ce député ne rétablit pas son parrainage, le nombre total de parrains du parti tomberait en dessous du seuil légal requis. Ensuite, la question de la validité des parrainages est l’objet d’un litige : LES DÉMOCRATES ont déjà annoncé qu’ils saisiront la Cour Constitutionnelle contre l’invalidation d’au moins un parrainage. Le parti est aussi confronté à des disputes internes concernant les responsabilités et l’acceptation des formulaires de parrainage. Cela inclut la rétractation d’un député ayant précédemment remis son formulaire, ce qui complique la sécurisation du nombre total nécessaire. Mieux, si le député Michel SODJINOU ne rétablit pas son parrainage, LES DÉMOCRATES seront à 27 parrains au lieu de 28 soit un de moins que le seuil légal minimal. Dans ce cas, même si tous les autres éléments du dossier sont en règle, la CENA pourrait refuser la candidature pour non-respect des conditions de parrainage exigées par la loi. Au-delà des aspects juridiques, la marque d’un parti déjà engagé dans les luttes institutionnelles, LES DÉMOCRATES, pourrait souffrir d’une perte de confiance de ses militants si le parti se retrouve empêché pour des raisons qu’eux considèrent comme évitables. La confusion autour des formulaires, les rétractations et les décisions judiciaires publiques affectent l’image du parti d’opposition comme sérieux et capable de surmonter les obstacles. Cela peut démobiliser les bases ou pousser certains à anticiper un “sauve-qui-peut” par ralliement.
Ainsi, bien que LES DÉMOCRATES aient déjà désigné un duo (Me Renaud AGBODJO et Jude LOUDJO) pour la présidentielle d’avril 2026, leur candidature reste fragile. L’issue dépendra fortement de la capacité du député SODJINOU à restituer sa fiche ou d’obtenir l’accord nécessaire pour la valider ; aucun autre parrain ne se désiste ou se rétracte ; que les décisions judiciaires ultérieures ne compromettent pas la conformité du dossier ; que le parti surmonte ses divisions internes autour du leadership et de l’organisation du dépôt des dossiers. Si l’un de ces maillons casse, décision judiciaire ou désistement, LES DÉMOCRATES pourraient être disqualifiés ou incapables de satisfaire les conditions légales et par conséquent ne pas participer officiellement à l’élection présidentielle.