L’un des chantiers les plus visibles reste la gestion des déchets et de la salubrité urbaine. Là où les dépotoirs sauvages dominaient autrefois l’espace public, une politique volontariste a permis de rendre les grandes villes plus propres. La création de la Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité (SGDS) a transformé le secteur, avec plus d’un million et demi de tonnes de déchets collectées et la disparition progressive des montagnes d’ordures dans des lieux emblématiques comme Dantokpa.
Sur le plan de la mobilité, le pays a connu un bond inédit. De vastes programmes de bitumage ont permis de relier les chefs-lieux de communes, tandis que des ponts et échangeurs désenclavent les zones rurales et fluidifient la circulation urbaine. L’entretien régulier des pistes rurales contribue à rapprocher les zones de production agricole des marchés. À Cotonou, les travaux d’assainissement et de drainage ont sorti plusieurs quartiers des inondations récurrentes, transformant le quotidien de milliers de familles. L’action du ministère ne s’est pas limitée aux routes et aux ordures. Mieux, le logement social a pris un tournant décisif avec le lancement de milliers d’unités modernes, accessibles sans apport initial, dont la cité écologique de Ouèdo est devenue le symbole. Dans le même temps, de nouvelles cités administratives ont vu le jour pour réduire les charges de location de l’État et offrir de meilleures conditions de travail aux fonctionnaires. Les infrastructures stratégiques du pays ont elles aussi été modernisées. Le port de Cotonou, désormais bénéficiaire, a renforcé sa compétitivité grâce à des investissements lourds. L’aéroport de Cadjèhoun a retrouvé une piste moderne, tandis que d’autres équipements continuent d’être améliorés pour attirer davantage de trafic aérien. Le littoral, quant à lui, bénéficie d’ouvrages de protection contre l’érosion, garantissant la sécurité des populations riveraines et la durabilité des investissements.
L’action publique a également touché les domaines de l’environnement et du foncier. Des milliers d’hectares de forêts ont été restaurés ou plantés, plus de 300 gardes forestiers recrutés, et un cadastre national amorcé pour sécuriser les titres fonciers via une base de données numérique innovante. De la propreté des rues à la sécurité foncière, en passant par la mobilité urbaine et la modernisation des infrastructures portuaires et aéroportuaires, le bilan 2016-2023 du Ministère du Cadre de Vie et des Transports traduit une volonté claire : celle d’offrir aux Béninois un cadre de vie digne, tourné vers le développement durable et la compétitivité.
En définitive, ce bilan 2016-2023 illustre que la transformation du Bénin n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une vision stratégique et d’actions concrètes. Du quotidien des citoyens à l’infrastructure nationale, chaque progrès témoigne de l’engagement du Ministère du Cadre de Vie et des Transports à construire un pays plus moderne, résilient et prospère. L’avenir du Bénin se dessine ainsi sous le signe de l’innovation, de l’ordre et du bien-être partagé.