La session a réuni autour de la même table plusieurs membres du Gouvernement, les responsables de l’administration, des représentants du patronat (CNP-Bénin, CONEB) et les leaders syndicaux des principales centrales et confédérations (CSTB, CSA-Bénin, COSI-Bénin). Dans son mot d’ouverture, le Ministre d’État Abdoulaye BIO TCHANÉ a rappelé que l’éducation demeure un levier stratégique pour le développement du pays. Il a insisté sur la nécessité de relever des défis structurants dont l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, l’adaptation des curricula aux réalités du marché de l’emploi, le renforcement des infrastructures, l’intégration du numérique dans les pratiques pédagogiques, et la réduction des inégalités, en particulier pour les filles et les enfants issus de familles modestes.
Par ailleurs, les différents ministres chargés de l’éducation ont ensuite détaillé les mesures déjà engagées. L’une des plus marquantes est la mise à disposition d’une avance de trésorerie de plus d’un milliard cinq cents millions de FCFA, afin de couvrir les besoins de fonctionnement des établissements pour le premier trimestre. Mais c’est surtout l’annonce tant attendue du paiement des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) qui a retenu l’attention : leurs prestations seront réglées entre le 20 et le 25 septembre, de même que les primes de rentrée pour les enseignants. Une décision destinée à favoriser un climat de sérénité dès la reprise des classes. Mieux encore, les discussions se sont déroulées dans un climat jugé constructif par les participants. Les syndicats ont exprimé plusieurs préoccupations liées aux conditions de travail des enseignants. Le Gouvernement, en réponse, a réaffirmé sa volonté de maintenir un dialogue permanent avec les partenaires sociaux pour trouver des solutions durables. Parallèlement, d’autres efforts se poursuivent pour améliorer l’environnement éducatif : réhabilitation d’infrastructures, renforcement de l’équipement des établissements et extension de la couverture numérique dans les écoles et universités.
En clôture des travaux, tous les acteurs ont salué la démarche participative qui place le dialogue social au centre des réformes éducatives. Le Gouvernement a réaffirmé son ambition : bâtir un système éducatif performant, équitable et inclusif, capable de préparer les jeunes générations à relever les défis du développement national. Ainsi, on note que la rentrée scolaire 2025-2026 s’annonce sous de bons auspices, avec un mot d’ordre partagé : stabilité et modernisation du secteur éducatif au Bénin.