La technologie au service de la souveraineté
Dès l’ouverture des travaux, le Professeur Mahouton Norbert Hounkonnou, académicien et membre de la Chaire ICMPA-UNESCO, et Adewalé Adonai Colle, Président du SIRAGA Forum, ont planté le décor. Face à des défis croissants tels que la sécurité, la piraterie maritime ou encore le développement durable, la maîtrise des technologies spatiales et des drones devient un impératif stratégique. « Ce n’est plus un luxe, mais une condition essentielle à l’exercice de la souveraineté africaine », a insisté Adewale Adonai Colle, Président du SIRAGA Forum
Un forum devenu moteur continental
Le choix du Bénin pour abriter ce forum n’est pas anodin. Le pays, sous le leadership du Président Patrice Talon, s’est engagé dans une série de réformes visant à favoriser l’innovation, la transparence et la formation technique. Cette dynamique fait du Bénin un modèle d’environnement propice à la recherche et à l’investissement technologique.
Au cours de cette journée, les participants ont pris part à des conférences de haut niveau, des tables rondes sur la sécurité et les drones, ainsi qu’à des ateliers pratiques sur la fabrication locale et l’agriculture de précision. La session de clôture, baptisée « Le Pacte de Cotonou », a entériné une feuille de route ambitieuse pour les cinq prochaines années. Le document engage les États et acteurs privés à mieux coordonner leurs efforts, à créer un réseau africain de formation et d’industrie du drone, et à encourager la production locale d’équipements technologiques.
Le Pacte de Cotonou : cap sur 2030
L’objectif fixé est clair : atteindre une véritable souveraineté technologique africaine d’ici à 2030. Déjà, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 15 pays représentés, 200 jeunes ingénieurs formés en trois ans, et cinq projets de nano-satellites en cours de développement. Le SIRAGA Forum s’impose ainsi comme un levier concret du développement scientifique et industriel du continent.
« Le SIRAGA Forum montre que l’Afrique n’attend plus qu’on lui tende la main. Elle crée, elle forme, elle produit. Et le Bénin en est le cœur battant », a déclaré Adewale Adonai Colle. En clôturant cette édition, les participants sont repartis avec une conviction commune : l’avenir de l’Afrique se construira par la maîtrise de la technologie, non par sa dépendance