Réunissant chercheurs, théologiens et fidèles, le colloque s’est déroulé autour du thème : « L’homme, la vie et les œuvres du prophète Samuel Biléou Joseph Oschoffa ». Une thématique ambitieuse, à la hauteur du legs de cet homme de foi qui, en 1947, fondait un mouvement spirituel devenu aujourd’hui l’un des piliers du christianisme d’inspiration prophétique en Afrique et dans la diaspora. Pendant trois jours, les intervenants ont revisité le parcours mystique et les apports théologiques du Prophète, sa vision du dialogue interreligieux, son rôle dans l’essor des Églises Africaines Indépendantes, ainsi que son influence sur la culture et la spiritualité béninoise contemporaine. Des communications scientifiques, témoignages vivants et projections documentaires ont rythmé les échanges, dans un esprit d’ouverture et de valorisation du patrimoine religieux.
Au-delà de l’aspect commémoratif, ce colloque a voulu marquer un tournant : replacer Oschoffa dans l’histoire des grandes figures religieuses mondiales et engager une lecture critique et académique de son héritage. Plusieurs universitaires africains et européens ont salué cette initiative comme « une percée dans l’étude des prophétismes africains ». Ce moment de réflexion collective marque aussi la volonté de l’Église du Christianisme Céleste de s’ancrer dans une dynamique de transmission, de structuration doctrinale et de reconnaissance intellectuelle. Les fidèles, venus nombreux de divers pays, ont exprimé leur attachement à celui qu’ils appellent affectueusement « le Prophète de Dieu », soulignant combien son message de paix, d’humilité et d’espérance reste actuel.
En clôturant les travaux, les organisateurs ont promis la publication des actes du colloque et la mise en place d’un centre d’étude et de mémoire Oschoffa, pour pérenniser sa pensée et former les nouvelles générations à une foi éclairée. À travers ce colloque, c’est tout un peuple spirituel qui a affirmé que l’œuvre d’Oschoffa ne meurt pas : elle s’approfondit, se pense, se transmet.