En effet, le recours, déposé par le député Abdel Kamar OUASSAGARI, conteste une ordonnance du tribunal de première instance de Cotonou ayant invalidé le parrainage de Michel SODJINOU. Cette invalidation, lourde de conséquences, ramène le nombre de parrainages du parti à 27 soit un de moins que le seuil constitutionnel requis (28) pour présenter un duo à la présidentielle de 2026. « Il est essentiel que la Cour nous accorde le temps nécessaire pour produire les éléments complémentaires qui démontrent la validité du parrainage de notre collègue », a déclaré OUASSAGARI à la sortie de l’audience suspendue. En acceptant la requête du parti, la Cour Constitutionnelle a fait preuve de souplesse institutionnelle et d’équité procédurale, soucieuse de garantir les droits de toutes les formations politiques dans un contexte de forte tension électorale. Plusieurs observateurs y voient un signal d’apaisement et une volonté d’éviter tout sentiment d’exclusion du jeu démocratique. L’audience prévue pour le jeudi 23 octobre sera donc décisive. Elle permettra à la Cour de dire si le parrainage de Michel SODJINOU peut être réhabilité ou si, au contraire, LES DÉMOCRATES devront revoir leurs ambitions présidentielles pour 2026. Dans tous les cas, la décision attendue marquera un tournant juridique et politique à six mois du scrutin.