Au moment d’examiner le parcours de 2016 à 2026, l’UP-R a rappelé que le pays avait opéré, dès l’arrivée du régime de la Rupture, un choix audacieux, souvent critiqué, parfois mal compris, mais soutenu par une conviction : celle qu’aucun développement durable ne peut naître du désordre et de l’improvisation. Cette décennie a ainsi été décrite comme celle de la fin des mécanismes budgétaires opaques, de la rigueur financière érigée en norme et d’une planification stratégique dont les effets dépassent désormais le seul cadre institutionnel. Le Bénin, jadis exposé aux dépendances conjoncturelles et à la fragilité des systèmes, apparaît aujourd’hui, selon les députés du groupe, comme une économie lisible, crédible, résiliente, rassurante pour les investisseurs et respectée par ses pairs. Le changement n’a pas concerné uniquement l’assise économique. Il a traversé l’organisation sociale dans son ensemble, redéfini la politique éducative, réorienté les infrastructures sanitaires, renforcé la mobilité urbaine et rurale, modernisé les instruments de défense et professionnalisé l’action sécuritaire dans un contexte régional instable. La montée en puissance de la Zone industrielle de Glo-Djigbé illustre cette volonté d’émancipation structurelle, tandis que la réforme hospitalière, la réorganisation du SAMU, la dynamique autour des centres sanitaires de nouvelle génération et l’extension progressive de l’Assurance pour le Renforcement du Capital Humain traduisent une transformation qui n’est plus seulement visible, mais vécue. C’est dans cette continuité que s’inscrit le budget 2026. En dépit d’un contexte mondial incertain, marqué par les tensions commerciales, les instabilités sécuritaires voisines et les chocs climatiques, le Bénin maintient une perspective de croissance vigoureuse, estimée à 7,5 %, tout en contenant le déficit dans des proportions raisonnables et conformes aux exigences communautaires. La trajectoire financière, selon l’UP-R, ne repose pas sur l’alourdissement de la pression fiscale mais sur une meilleure captation des richesses existantes, une fiscalité simplifiée, un contrôle accru de l’informel et une poursuite méthodique de la modernisation administrative.
La dimension sociale du budget, elle aussi, est assumée comme un axe structurant. Les députés ont insisté sur le fait que les dépenses en faveur de la santé, de l’éducation, de l’eau potable, de l’énergie, de l’accès des jeunes à l’emploi et de la protection des personnes vulnérables constituent le cœur du projet gouvernemental. La progression du volume global réservé à ces secteurs est interprétée non comme un geste politique, mais comme la traduction d’une philosophie : celle d’un État qui protège tout en consolidant. En définitive, l’Union Progressiste le Renouveau affirme que ce budget n’est ni un signal de satisfaction ni l’occasion de discours flatteurs. Il incarne, à ses yeux, la continuité d’une transformation qui a déjà changé la fonction de l’État, reconfiguré la notion même de service public et repositionné le Bénin dans le concert des nations crédibles. Le vote annoncé par les députés du groupe n’est donc pas un simple acte procédural : il symbolise l’engagement renouvelé en faveur d’un pays qui assume son destin, construit son avenir sur des fondations méthodiques et se projette vers la Vision Bénin 2060 comme vers un horizon de stabilité, d’équité et de modernité.
Le groupe parlementaire conclut que soutenir ce budget revient à affirmer une maturité politique collective. Il s’agit d’un consentement au sérieux, d’une fidélité à l’exigence, d’une résistance face aux simplismes et aux démagogies. En votant pour la Loi de finances 2026, l’UP-R dit prolonger l’histoire déjà engagée : celle d’un Bénin transformé, lucide, pacifié, mais surtout prêt.