Au cours de la cérémonie de clôture, le président du comité d’organisation, Michel Alokpo, a souligné que cet atelier n’est pas qu’un simple vœu pieux ou une déclaration d’intention sans lendemain. Il marque a-t-il poursuivi, la volonté des confessions religieuses de s’impliquer concrètement et dans la durée, non seulement pour le scrutin de 2026, mais aussi pour la gouvernance du pays à long terme. Il a également indique que les acteurs religieux refusent d’être de simples spectateurs et entendent bien être des acteurs majeurs de la stabilité nationale. M. Alokpo est par ailleurs, revenu sur les points saillants du séminaire. Selon lui, l’atelier a permis « de poser les bases d’un engagement ferme et durable des confessions religieuses pour des élections générales apaisées en 2026 ». Il a ajouté : « Mais nous nous sommes permis d’aller au-delà de 2026, en positionnant les confessions religieuses au cœur de la gouvernance de notre pays. »
Pendant trois jours, plus de 400 leaders religieux, venus de toutes les régions du pays, ont travaillé en synergie afin d’apporter leur contribution au bon déroulement du processus électoral en cours au Bénin. En un mot, les responsables religieux, chrétiens, musulmans et représentants des cultes endogènes ont dépassé leurs différences pour ne former qu’une seule voix, celle de la paix. Ils ont travaillé ensemble pour garantir des élections présidentielles de 2026 calmes, apaisées et démocratiques. Un communiqué final, soulignant l’importance des points débattus lors des échanges, panels et discussions, a été publié à cette occasion. Un état des lieux a été fait sur la gouvernance du pays et des recommandations ont été formulées pour garantir des élections libres, crédibles et inclusives mais aussi pour la pérennisation de la démocratie au Bénin. A titre t’exemple, les religieux souhaitent une rencontre entre le Président Patrice Talon et son successeur Boni Yayi qui permettra aux deux figures centrales de la vie politique béninoise de discuter et de s’accorder sur des solutions idoines pour préserver la sérénité du pays et apaiser les tensions nées des précédents scrutins. Les confessions religieuses encouragent également la classe politique à privilégier en toutes circonstances le dialogue et à recourir aux mécanismes juridiques, nationaux comme internationaux, pour régler les éventuels différends électoraux.
Le Gouvernement a apprécié cette belle initiative, preuve que le dialogue entre les Institutions et les communautés religieuses est possible au Bénin. Dans son adresse, le représentant du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Éric Kossi Agossounon, également Secrétaire général du MISP, a salué l’initiative du CCCR : « Votre démarche est hautement salutaire et très appréciée par le Gouvernement du Président Patrice Talon, qui ne ménagera aucun effort pour l’examen et la mise en œuvre rigoureuse des recommandations pertinentes auxquelles vous êtes parvenus », a-t-il déclaré, avant d’inviter les leaders religieux à être « des messagers de la vérité ». Cette rencontre, qui s'est déroulée dans une ambiance conviviale, marque un tournant important dans le renforcement du processus électoral au Bénin. Elle contribue à la consolidation de la paix et de l’unité nationale pour des élections générales en 2026 qui soient apaisées, libres, crédibles et inclusives.