Cet atelier constitue la boîte à outils à mettre à la disposition des points focaux du Comité ministériel de maîtrise des risques. Au cours des travaux, ils vont apprendre des méthodes, découvrir des instruments comme la cartographie des risques ou la matrice de criticité. L’objectif poursuivi, au-delà de la maîtrise technique, est de forger ensemble une culture partagée de l'anticipation. Une culture où chaque agent, à son niveau, se sent investi de la responsabilité de penser à demain. Une culture où l'on ne se demande plus "qui est le coupable ? " après un échec, mais où l'on se demande ensemble "comment aurions-nous pu l'éviter ? ". C'est un changement profond, qui ne se décrète pas mais qui se construit pas à pas. En effet, le risque ne se voit plus comme une menace à éviter, mais comme un indicateur stratégique. Un risque, ce n'est rien d'autre que l'écart entre la réalité d'aujourd'hui et l'excellence que nous visons pour demain. Ainsi, la gestion des risques n'est pas une discipline de la peur, mais une discipline de l'ambition. Elle ne consiste pas à lister des problèmes, mais à construire des solutions avant même que les problèmes ne se posent. C’est ce qui justifie l’organisation de cette activité par le Ministère du travail et de la fonction publique (MTFP).
Ouvrant les travaux, le Secrétaire général du ministère du travail et de la fonction publique, Nounagnon Germain Alokpo a rappelé que le monde actuel est en perpétuelle mutation. Les attentes des concitoyens évoluent, elles deviennent plus exigeantes, et c'est une excellente nouvelle. Elles poussent à réinventer, à innover, à viser plus haut. Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, la posture qui consiste à simplement réagir aux événements n'est plus suffisante ; elle est devenue un luxe. L'excellence exige l'anticipation. La performance exige la prévoyance. C'est pourquoi, il souhaite qu’ils opèrent ensemble une révolution dans leur manière de penser. « Je vous invite à changer de regard sur un mot que nous utilisons souvent, le mot "risque". Par ailleurs, M. Alokpo a précisé que l’ambition commune, est d’avoir un ministère où la carrière de chaque agent public est gérée avec une fluidité, une transparence et une sécurité sans faille. « Le risque que nous devons maîtriser n'est pas seulement celui d’une panne technique de notre système d'information. Le vrai risque, c'est la démotivation d'un agent méritant dont l'avancement est retardé, c'est la perte de confiance dans l'équité de l'institution. En anticipant les failles, qu'elles soient technologiques, humaines ou procédurales, nous ne faisons pas que "gérer un risque" : nous bâtissons une fonction publique motivée et nous renforçons le pacte de confiance avec ceux qui la servent », a-t-il martelé. Le Sgm Alokpo a pour clore ses propos, invités ses collaborateurs à s’engager à transformer chaque défi en une opportunité de s’améliorer et à faire de leur ministère un modèle de gouvernance proactive, une institution qui ne subit pas l'avenir, mais qui le prépare et le construit avec intelligence et sérénité.