Le Haut-commissaire à la Prévention de la Corruption (Hcpc) a rendu public ce 7 août 2025 , les conclusions d’un rapport d’enquête sur la gestion des projets d’investissements en eau et en énergie électrique dans la commune de Parakou. Cette enquête a été menée par une commission de vérification, dans le but de s’assurer de la transparence et de l’intégrité dans la gestion des fonds publics au sein du ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines.
Absence de malversations
:Selon le Haut-commissaire, Jacques Migan, aucune trace de détournement ou de malversation n’a été mise au jour : « Aucun élément n’a permis d’établir la moindre preuve de détournement de fonds publics. Les infrastructures ont été financées conformément à leur objectif initial, au bénéfice des populations de Parakou. » Il a salué les investissements qui ont contribué au renforcement et à la modernisation du réseau d’eau potable : la longueur de conduite est passée de 445 km à 1 141 km, et la capacité de production d’eau de 400 m³ à 2 400 m³ par habitant. Dans le secteur électrique, le nombre d’abonnés a bondi de 26 756
à 49 200, et la production locale a été rétablie.
Le rapport indique qu’aucune preuve n’a été trouvée pour établir des malversations ou des détournements de fonds publics au sein du ministère. Les accusations portées par Paulin Akponna à l’encontre de son prédécesseur, Samou Séidou Adambi, ont été formellement rejetées par le HCPC. Cette clarification est essentielle pour maintenir la confiance du public dans les institutions gouvernementales.
Faiblesses dans la gestion des projets
Malgré l’absence de preuves de corruption, le HCPC a relevé plusieurs faiblesses dans la gouvernance administrative et financière des projets. Le rapport souligne un manque de pertinence dans la définition des besoins inscrits aux plans de passation des marchés. Le document fait également mention d'une insuffisance de personnel qualifié au Secrétariat Permanent des Marchés Publics, ce qui nuit à l’efficacité des processus et d'une instabilité récurrente au niveau de la fonction de Personne Responsable des Marchés Publics (Prmp) a également été identifiée. Sur ce même chapitre, le rapport fait état d'une certaine lourdeur des procédures. Les procédures de passation des marchés au niveau local sont jugées trop lourdes, retardant l’exécution des travaux. Ce retard est en partie dû à la lenteur dans l’ouverture des voies d’accès.
Recommandations du Hcpc
Pour remédier à ces faiblesses, le Hcpca formulé deux recommandations majeures.
En premier, il s'agira de réformer les procédures de passation des marchés . Il est donc crucial d’améliorer la célérité et la transparence des procédures afin de favoriser une gestion plus efficace des projets. L'autre recommandations est la création
d' unités focales anti-corruption, et la mise en place de mécanismes d’alerte précoce au sein du ministère est jugée urgente pour prévenir d’éventuelles dérives.
En somme, le rapport du Hcpc, tout en disculpant Samou Séidou Adambi, ouvre la voie à des réflexions sur la gouvernance au sein du ministère. Les regards se tournent maintenant vers la commission mise en place par l’Assemblée nationale, qui a pour mission d’éclaircir ce dossier et de renforcer la transparence des pratiques gouvernementales.
Ces recommandations, si elles sont mises en œuvre, pourraient non seulement améliorer la gestion des projets d’investissement, mais également restaurer la confiance du public dans les institutions. La transparence et la bonne gouvernance sont essentielles pour assurer un développement durable et équitable dans le secteur de l’énergie et de l’eau.