Selon le communiqué conjoint : le Ministère de la Justice et de la Législation, et le Ministère de l’Économie et des Finances ; des individus tentent d’obtenir ou de retirer frauduleusement des casiers judiciaires et quitus fiscaux, documents indispensables au dépôt des dossiers auprès de la CENA. En effet, les administrations ont observé une série de demandes inquiétantes : des casiers judiciaires et quitus fiscaux sollicités sans l’accord des personnes concernées ; des citoyens appelés par de prétendus agents administratifs ; une multiplication inhabituelle des plaintes dénonçant des tentatives d’usurpation. Ces manœuvres constituent, selon les deux ministères, une atteinte grave à l’intégrité du processus électoral et à la vie privée des citoyens. Les enquêteurs ont également décelé des tentatives d’obtenir des duplicatas multiples de ces documents sensibles, destinés à être retirés par des tiers grâce à des procurations falsifiées. Les ministères rappellent que ces pièces sont strictement personnelles. Elles « ne sauraient en aucun cas être demandées ou retirées pour autrui », sauf sous conditions légales rigoureuses.
Pour faire barrage aux fraudes, un nouveau protocole de sécurité est désormais appliqué. Toute personne souhaitant retirer un document administratif pour un tiers devra impérativement présenter une procuration régulière et authentique, l’identité exacte du mandataire préalablement communiquée, le texte de la demande ou le numéro de téléphone rattaché au NPI du bénéficiaire. Ces exigences cumulatives visent à bloquer toute tentative d’usurpation d’identité ou de retrait illégal de pièces électorales. Le Directeur Général des Impôts, Nicolas YENOUSSI, et le Directeur du CNCJ, Jésukon Antoine ABEVI, appellent « toutes les personnes concernées à se conformer strictement aux dispositions légales ». Les autorités préviennent : toute violation sera suivie de poursuites et sanctions fermes, afin de protéger la transparence et l’équité du processus électoral.
À l’heure où le Bénin s'apprête à écrire une nouvelle page démocratique, le Gouvernement réaffirme qu’aucune fraude documentaire, aussi sophistiquée soit-elle, ne pourra entacher la crédibilité des élections. La vigilance est désormais maximale.