Placée sous le thème « Faire correspondre l’ambition avec des stratégies de financement durables », la rencontre a rassemblé décideurs, experts et partenaires de développement pour réfléchir aux mécanismes capables de garantir la pérennité des repas scolaires. À cette tribune, le Ministre KARIMOU a défendu une vision claire : l’alimentation scolaire n’est pas une charge budgétaire mais un investissement stratégique pour l’avenir du pays. Mettant en avant une approche multisectorielle impliquant les ministères de l’Éducation, des Finances et de l’Agriculture, il a insisté sur l’importance d’offrir à chaque enfant, où qu’il vive, un repas chaud et équilibré à l’école. Cette politique, selon lui, renforce non seulement la réussite scolaire mais aussi la légitimité de l’État auprès des populations. Le ministre a également souligné la nécessité de diversifier les sources de financement en combinant ressources domestiques et appuis des partenaires internationaux
Pour rappel, le succès du PNASI a été reconnu par plusieurs délégations, notamment celles du Paraguay, de l’Angola et de Sao Tomé-et-Principe, qui voient dans l’expérience béninoise un modèle inspirant. Ils ont salué la volonté politique du président Patrice Talon de faire de l’alimentation scolaire une priorité nationale et de consolider les acquis obtenus depuis 2017. Aujourd’hui, le programme couvre près de 1,4 million d’écoliers répartis dans 5 709 écoles publiques, soit 75 % des établissements du pays. Présent dans les 77 communes et les 12 départements, il associe l’État, l’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition, le Programme Alimentaire Mondial (PAM), les collectivités locales et plusieurs ONG. En plus de son impact éducatif et social, il stimule l’économie locale en favorisant l’écoulement des produits vivriers nationaux. La participation béninoise à Fortaleza a également été marquée par une reconnaissance institutionnelle. Aux côtés du Sénégal et de la Centrafrique, le Bénin a été convié à la cérémonie de signature d’un accord de partenariat entre la France, le Brésil et le PAM, destiné à renforcer les programmes d’alimentation scolaire dans les pays bénéficiaires. Une nouvelle preuve que l’expérience béninoise inspire et s’impose désormais comme une référence africaine en matière de politiques éducatives inclusives et durables
En élevant l’alimentation scolaire au rang de priorité nationale, le Bénin confirme qu’investir dans un repas chaud à l’école, c’est investir dans l’avenir du pays. Le succès du PNASI n’est pas seulement une fierté béninoise, il devient une référence pour toute l’Afrique