En effet, les "alternatives éducatives" constituent des modèles souples et innovants, adaptés aux réalités de chaque apprenant, en marge du système scolaire formel. Elles s’adressent en priorité aux enfants âgés de 9 à 14 ans déscolarisés, non scolarisés, ou encore exclus des apprentissages en français et en langues nationales. L’objectif : offrir une seconde chance à ces jeunes et leur permettre d’acquérir les compétences essentielles pour intégrer la société et le marché du travail. Depuis 2016, diverses expériences ont révélé la nécessité d’une réforme en profondeur. Cette stratégie vient donc combler un vide institutionnel en instaurant un cadre solide pour gérer et intégrer ces alternatives dans le dispositif éducatif national. L’une des innovations majeures de cette nouvelle orientation est l’allongement de la durée de l’éducation de base, qui passe de 12 à 15 ans. Ce changement permettra à chaque enfant d’atteindre le niveau de la Terminale, ouvrant la voie à des perspectives académiques et professionnelles élargies. Une décision qui traduit la volonté du gouvernement d’aligner le Bénin sur les standards internationaux en matière de droit à l’éducation. Cependant, la mise en œuvre de cette stratégie repose sur quatre piliers fondamentaux dont l’application de la nouvelle architecture éducative ; le renforcement du partenariat État-collectivités territoriales ; l’accompagnement soutenu des partenaires techniques et financiers ; et, une plus grande implication des communautés locales dans la gestion et la valorisation de l’éducation. Pour donner vie à cette vision, un budget impressionnant de 283,7 milliards de FCFA a été mobilisé. Cet investissement massif reflète la détermination du Bénin à bâtir un système éducatif plus résilient, inclusif et adapté aux défis du 21ᵉ siècle.
Le Conseil des ministres du 17 septembre 2025 a été marqué non seulement par l’adoption de grandes réformes structurelles, mais aussi par une série de mesures normatives et individuelles destinées à renforcer l’efficacité des institutions et à garantir une meilleure gouvernance.
En effet, trois (03) décisions phares traduisent la volonté du gouvernement de moderniser le cadre institutionnel et économique du pays. On distingue de la nomination de commissaires aux comptes auprès de plusieurs entreprises publiques pour une transparence et une bonne gouvernance financière ; de la transmission à l’Assemblée Nationale d’un projet de loi modifiant la loi organique n° 2024-26 relative au Conseil Économique et Social, pour adapter cette institution consultative aux exigences actuelles ; de la révision des statuts du Fonds de Développement de l’Artisanat, afin de mieux soutenir ce secteur vital pour l’économie nationale et la promotion du savoir-faire local.
Ensuite, des nominations stratégiques ont fait écho dans l’administration. Au niveau des ministères, plusieurs responsables ont été nommés à des postes de haute responsabilité. Au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, M. Michel Victor DANGNON devient Secrétaire Général Adjoint ; M. Adamou ABA BAGNAN est nommé Conseiller Technique à la Gestion des partis politiques et des Affaires électorales ; M. Marin K. AGONGNON prend la tête de la direction départementale du Zou et des Collines ; et M. Saliou Bangbola KOSSOLOU dirigera désormais l’Ouémé et le Plateau. Au ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation professionnelle, Mme Armelle Pacian S. TCHIAKPÉ HODONOU est nommée Conseiller Technique à l’Enseignement technique et à la Formation professionnelle. Au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Nourou Souleymane YOROU est désigné Directeur Général de l’Agence Béninoise pour la Recherche et l’Innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination des nouvelles équipes dirigeantes des principales universités du pays, après une procédure rigoureuse validée par le Conseil National de l’Éducation. À l'Université d’Abomey-Calavi (UAC), M. Charlemagne IGUÉ est confirmé Recteur, entouré d’une équipe renouvelée avec, entre autres, Mme Nelly C. KELOME comme Vice-recteur chargée de la Coopération et de l’Insertion professionnelle, et Mme Véronique GBÈGNITO au poste de Secrétaire Générale. À l'Université de Parakou (UP) : M. Bertrand Sogbossi BOCCOU prend les commandes comme Recteur, secondé notamment par M. Tododjitché Thierry Armel ADOUKONOU (Affaires Académiques) et Mme Konigbagbé Antoinette Isabelle FALADÉ (Secrétaire Générale). À l'Université Nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (UNSTIM), M. Codjo Edmond ADJOVI est nommé Recteur, avec une équipe comprenant Mme Estelle Yèyinou LOKO (Affaires Académiques) et M. Boniface Sabi BOUEGUI (Secrétaire Général). À l'Université nationale d’Agriculture (UNA), M. Bruno DJOSSA est désigné Recteur, entouré notamment de M. Florent OKRY (Affaires Académiques) et Mme Carolle AVOCEVOU (Coopération et Insertion professionnelle).
Ces nominations et mesures traduisent la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance, d’assurer la transparence dans la gestion publique et de consolider les institutions éducatives, administratives et économiques. En dotant les universités, les ministères et les organismes stratégiques de nouvelles équipes, l’État béninois confirme son engagement à moderniser l’administration publique et à soutenir la formation des élites pour un développement durable et inclusif.