Un investissement stratégique
Depuis plusieurs années, le gouvernement béninois a mis en place des mesures pour encourager le secteur agricole. En 2024, les dépenses agricoles ont représenté 10,89 % du budget total de l'État, dépassant l'objectif de 10 % fixé par l'Union Africaine. Cette approche proactive a été saluée lors de la 5ᵉ Revue biennale des engagements de Malabo, où le Bénin a obtenu un score de 7,15/10, témoignant d'une amélioration significative par rapport à 2015.
Croissance des productions Agricoles
Les résultats de cette politique se traduisent par une augmentation spectaculaire des productions dans plusieurs filières clés : Coton : La production a atteint 638 000 tonnes en 2024, représentant une multiplication par 2,4, ce qui fait du Bénin le premier producteur africain ; Soja: Avec 652 454 tonnes, la production a quadruplé par rapport à 2015 ; Riz : La production a doublé pour atteindre 525 000 tonnes ; Maïs: Les récoltes ont atteint 2 millions de tonnes, en hausse par rapport à 1,3 million en 2015 ; Anacarde: La production a grimpé à 2,13 millions de tonnes, soit une augmentation de 2,3 fois ; Ananas et Poisson : Les augmentations respectives de 98 % et 75 % soulignent l’efficacité des politiques agricoles.
Valorisation et transformation locale
La création de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) a été un élément clé de la stratégie de valorisation des produits. Cette zone a permis une augmentation des capacités de transformation, avec des volumes impressionnants :Soja: 360 000 tonnes ; Cajou : 185 000 tonnes ; Coton fibre : 40 000 tonnes
Cette intégration industrielle renforce non seulement la compétitivité du secteur, mais crée également davantage de valeur ajoutée au niveau national.
La transformation agricole du Bénin est un exemple inspirant de ce que des politiques judicieuses et des investissements stratégiques peuvent réaliser. En mettant l'accent sur la production et la transformation locale, le Bénin se positionne comme un acteur clé de l'agriculture en Afrique de l'Ouest, contribuant à la sécurité alimentaire et à la croissance économique. Ce modèle peut servir d'exemple pour d'autres pays africains cherchant à développer un secteur agricole durable et inclusif.