En effet, deux (02) ateliers majeurs, organisés fin juillet 2025 à Dassa, ont permis d’évaluer les résultats de la campagne 2025-2026 et de planifier la suivante. Au cœur des discussions : comment atteindre un million de tonnes de riz paddy et améliorer durablement les rendements maraîchers ? La réponse, c'est que : le PNDF-Riz, lancé en 2018, a déjà permis de passer de 363 000 tonnes à 531 000 tonnes en quatre ans (+46 %). Mais le Bénin reste encore importateur net. Pour inverser la tendance et réduire la facture d’importation, les participants ont misé sur : l’extension des surfaces cultivées grâce aux aménagements hydroagricoles ; l’amélioration de la productivité par les semences certifiées et les pratiques agricoles optimisées ; le renforcement de la transformation locale pour capter plus de valeur ajoutée ; une campagne de promotion pour stimuler la consommation du riz produit au Bénin. Un tel bond en avant permettrait non seulement d’atteindre l’autosuffisance, mais aussi de créer des milliers d’emplois directs et indirects dans la chaîne de valeur.
Par ailleurs, le maraîchage, un levier pour l’emploi et les revenus ruraux est apostrophé. Avec des objectifs chiffrés pour la campagne 2026-2027, 360 000 tonnes de tomates, 200 000 tonnes de piment, 140 000 tonnes d’oignons, 90 000 tonnes de gombo, 840 tonnes de pommes de terre et 72 565 tonnes de légumes feuilles, la filière maraîchère pourrait générer un fort effet multiplicateur sur l’économie locale. Les priorités identifiées dans cette filière-là incluent : l’accès facilité aux intrants de qualité ; l’irrigation sécurisée grâce aux infrastructures hydroagricoles ; la disponibilité d’équipements de production et de transformation ; le stockage et la conservation pour réduire les pertes post-récolte puis le renforcement des compétences techniques et entrepreneuriales des producteurs.
Ces mesures visent à stabiliser l’offre, réduire la dépendance aux importations, améliorer la balance commerciale agricole et stimuler les exportations sous-régionales. En misant sur la coordination des acteurs, la sécurisation des investissements et l’innovation agricole, l’ATDA-VN veut créer un cercle vertueux : plus de production, plus de transformation locale, plus de revenus, plus d’emplois. Si les objectifs sont atteints, le Bénin pourrait non seulement renforcer sa sécurité alimentaire, mais aussi consolider son rôle de fournisseur agroalimentaire dans la sous-région, tout en dopant la croissance de ses territoires ruraux.