Ce qui manque, c’est comment faire pour que la biodiversité du Bénin soit valorisée à travers cet effort », a déclaré le Botaniste à l'occasion de la visite de l'Académie Nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin à la GDIZ le mardi 14 octobre 2025. Selon lui, la plupart des espèces utilisées dans les nouveaux aménagements urbains sont exotiques, donc peu favorables à la faune locale. « Pour l’essentiel, ce sont des espèces importées. On n’y voit presque pas de papillons ni d’oiseaux nectarivores qui sont pourtant des indicateurs de vitalité écologique », a-t-il déploré. Pour le Professeur Brice SINSIN, l’introduction d’espèces locales et endémiques telles que Terminalia superba ou Khaya senegalensis renforcerait la valeur écologique et patrimoniale des espaces publics. « Si nous intégrons davantage nos essences locales, nos places vertes acquerront plus de biodiversité. Les visiteurs naturalistes seront attirés par des espèces qu’ils ne connaissent pas et cela augmentera l’intérêt touristique et scientifique du pays », a-t-il ajouté. Mieux, l’universitaire recommande que cette approche écologique soit adoptée à l’échelle nationale, depuis la Présidence jusqu’aux communes et quartiers du pays. « Il faut un effort coordonné, depuis les grandes artères jusqu’à l’arrière-pays, pour que la verdurisation du Bénin reflète véritablement notre identité écologique », a-t-il conclu.