Ouvert par le Professeur Achille Massougbodji, président de la Commission permanente Santé de l’ANSALB, l’atelier a mis en lumière les défis liés à la qualité des soins au Bénin. « Si la disponibilité du personnel de santé s’est améliorée depuis trois décennies, la question centrale reste celle de la qualité des services rendus », a rappelé le professeur.
Au cours des échanges, Raphaël Darboux, secrétaire de la Commission, a insisté sur les valeurs de la responsabilité sociale : équité, efficacité et accessibilité des soins. De son côté, le Professeur Ahmed Maherzi, doyen de la faculté de médecine de Tunis, a souligné la nécessité d’un ancrage normatif autour de la justice sociale et de la solidarité pour transformer ce concept en véritable levier de changement.Ces interventions, complétées par d’autres communications spécialisées, ont permis de dresser un état des lieux critique tout en ouvrant des perspectives sur l’évolution des curricula de formation en sciences de la santé au Bénin
Les perspectives : une feuille de route à élaborer
Interrogé à l’issue de la rencontre, M. Raphaël DARBOUX a évoqué les prochaines étapes :
Établir une feuille de route pour évaluer le système actuel de responsabilité sociale dans les facultés de sciences de la santé du Bénin, Identifier les insuffisances et y apporter des solutions adaptées, Faire en sorte que la responsabilité sociale contribue à former des professionnels capables de fournir des soins de qualité, équitables et accessibles au plus grand nombre.
« La responsabilité sociale doit nous amener à former des professionnels capables de donner des soins de qualité, équitables et efficients, afin qu’une grande partie de la population puisse profiter d’un meilleur accompagnement sanitaire et d’une hygiène de vie améliorée », a-t-il précisé.