TARIFICATION DES ÉTALS L’AnaGeM clarifie les modalités dans les marchés modernisés

TARIFICATION DES ÉTALS :

L’AnaGeM clarifie les modalités dans les marchés modernisés

(4.0)

Face aux interrogations croissantes sur les montants perçus auprès des commerçants dans les nouveaux marchés urbains et régionaux du pays, l’Agence Nationale de Gestion des Marchés (AnaGeM) a apporté un éclairage clair et structuré. À travers une conférence de presse tenue à l’hôtel Novotel Orisha, la Directrice Générale de l’agence, Mme Eunice LOISEL KINIFFO, a détaillé les différents types de redevances appliquées selon les catégories de marchés.

En effet, cette sortie médiatique s’inscrit dans le prolongement de la stratégie de modernisation des infrastructures commerciales engagée par le gouvernement sous l’impulsion du Chef de l’État, S.E.M. Patrice TALON. À ce jour, 35 marchés modernes ont été construits à travers le pays, dont plusieurs à Cotonou (Ganhi, Tokplégbé, Aïdjèdo, Gbégamey, Mènontin, Wologuèdè, Cadjèhoun, Midombo et Hlazounto). Ils offrent des espaces sécurisés, propres et fonctionnels, dotés de commodités telles que toilettes hygiéniques, infirmeries, garderies, systèmes d’éclairage, aires de repos et dispositifs de gestion des déchets. Le marché Dantokpa, plus grand marché à ciel ouvert d’Afrique de l’Ouest, est également concerné par un vaste projet de réaménagement.

Trois catégories de marchés ont été identifiées. On distingue les marchés urbains de Cotonou ; les marchés urbains des villes à statut particulier et les marchés régionaux à animation périodique. Dans le panier des marchés urbains des villes à statut particulier, les marchés concernés sont : Ahouangbo (Porto-Novo), Houndjro (Abomey), Djougou et Guéma (Parakou). Les redevances journalières perçues sont définies comme suit :

- Étals de produits divers : 450 FCFA

- Bouchers : 550 FCFA

- Poissonniers : 550 FCFA

- Écailleurs : 150 FCFA

- Déplumeurs : 250 FCFA 

Quant aux redevances mensuelles, elles sont : 

- Étals de produits divers : 13 500 FCFA

- Bouchers : 16 500 FCFA

- Poissonniers : 16 500 FCFA

- Écailleurs : 4 500 FCFA

- Déplumeurs : 7 500 FCFA 

L’eau, l’électricité, le nettoyage, la sécurité et l’assurance sont inclus. Un supplément journalier de 100 FCFA s’applique aux bouchers et poissonniers pour la consommation d’eau.  Concernant les marchés urbains de Cotonou, on distingue les marchés Cadjèhoun, Aïdjèdo, Gbégamey, Mènontin, Midombo, Tokplégbé, Wologuèdè, Ganhi et Hlazounto. 

Les redevances journalières à ce sujet sont :

- Étals de produits divers : 600 FCFA

- Bouchers : 700 FCFA

- Poissonniers : 700 FCFA

- Écailleurs : 200 FCFA

- Déplumeurs : 350 FCFA 

Au sujet des redevances mensuelles, on a :

- Étals de produits divers : 18 000 FCFA

- Bouchers : 21 000 FCFA

- Poissonniers : 21 000 FCFA

- Écailleurs : 6 000 FCFA

- Déplumeurs : 10 500 FCFA 

Prestations incluses : eau, électricité, sécurité, nettoyage, assurance. Supplément de 100 FCFA/jour pour les bouchers et poissonniers. 

Enfin, les marchés régionaux à animation périodique concernés sont : Azovè, Ouègbo, Pahou et Natitingou dont l'activité est : 1 jour sur 5, soit environ 4 jours par mois (sauf Natitingou où certains bouchers sont présents quotidiennement). Les redevances journalières se présentent comme suit :

- Marchands à l’étal : 1 250 FCFA

- Bouchers : 1 300 FCFA

- Bouchers de Natitingou (quotidiens) : 400 FCFA 

Les redevances mensuelles sont :

- Étals de produits divers : 7 500 FCFA

- Bouchers et poissonniers : 7 800 FCFA

- Écailleurs : 900 FCFA

- Déplumeurs : 1 200 FCFA 

Cas spécifique : le marché de Glazoué. Animé tous les 7 jours, soit 4 jours d’activité par mois, les redevances par jour de marché : 

- Marchands à l’étal : 1 875 FCFA

- Bouchers / Poissonniers : 1 925 FCFA 

Toutes les redevances incluent les prestations suivantes : 

- Fourniture d’eau potable

- Électricité

- Sécurité

- Nettoyage des espaces

- Assurance 

La Directrice Générale a indiqué que le système de redevances a été conçu pour assurer la durabilité des infrastructures ; garantir une gestion transparente et efficace ; répondre aux besoins réels des commerçants et des usagers. Elle a également souligné que les écarts tarifaires observés entre les différents marchés sont justifiés par la fréquence d’animation et la consommation de ressources, notamment l’eau dans les activités de boucherie et de poissonnerie.

 

 

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Brice HAL

2 jours

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