Dans un premier temps, il ne sera pas question d’amendes ni de sanctions financières. Les agents procéderont à des interpellations pédagogiques, rappelant aux automobilistes les prescriptions de la loi. Objectif : ramener progressivement tous les propriétaires de véhicules au respect des normes en vigueur. Pourquoi cette mesure ? Selon les autorités, la décision répond à un impératif majeur de sécurité publique. Les vitres opaques empêchent toute visibilité de l’intérieur des véhicules, ce qui complique les contrôles de police et favorise la dissimulation d’armes, de produits illicites ou même de personnes recherchées. Dans un contexte sécuritaire marqué par des menaces multiformes, il devient essentiel de permettre aux forces de l’ordre d’identifier rapidement les occupants et le contenu des véhicules. Outre la sécurité, la mesure vise aussi à améliorer la sécurité routière. Les filtres adhésifs, surtout en conditions nocturnes ou par mauvais temps, réduisent la visibilité du conducteur et accroissent les risques d’accidents.
Cependant, ce n'est pas tous les véhicules automobiles qui sont concernés. Interdits de circulation tout véhicule ayant subi un ajout de filtres adhésifs rendant les vitres opaques, qu’il dispose ou non d’une autorisation préalable. Seuls sont autorisés les véhicules à vitres teintées d’origine, uniquement si le propriétaire détient une carte délivrée par l’ANaTT. Exemptés les ambulances, les véhicules de transport de fonds, les véhicules officiels de l’État, les véhicules blindés autorisés, les véhicules de secours et d’intervention des forces de sécurité. Pour cela, les détenteurs de voitures équipées de vitres teintées sans autorisation doivent se rapprocher de l’ANaTT pour se mettre en règle. Ceux qui ont ajouté une couche supplémentaire de film adhésif sur des vitres déjà teintées doivent ramener le véhicule à son état initial. Enfin, les automobilistes ayant volontairement opacifié leurs vitres sont invités à les retirer purement et simplement.
Les autorités assurent que cette opération n’a pas pour but de harceler les usagers de la route, mais de donner aux forces de sécurité les moyens de remplir efficacement leurs missions. « Il s’agit avant tout d’une question de responsabilité citoyenne et de sécurité collective », rappelle la Police Républicaine. À compter du 1er octobre, tous les regards seront tournés vers les conducteurs : se conformer ou s’exposer à des sanctions à venir.